Napoleon & Empire

Bataille de La Rothière

Date et lieu

  • 1er février 1814 à La Rothière, commune française du département de l'Aube (dans l'actuelle région Champagne-Ardenne).

Forces en présence

  • Armée française (36 000 hommes), sous le commandement de l'Empereur Napoléon 1er. 
  • Armée prussienne (150 000 hommes), sous les ordres du feld-maréchal Gebhard Leberecht von Blücher. 

Pertes

  • Armée française : 6 à 8 000 hommes tués, disparus, blessés ou prisonniers 
  • Armée alliée : 6 à 8 000 hommes tués, disparus ou blessés 
Bataille de La Rothière (detail)
"Bataille de La Rothière : Napoléon à la tête d'une division de la jeune garde reprend le hameau de la Giberie" (détail).
Gravure de François Pierdon d'après un dessin d'Henri-Félix-Emmanuel Philippoteaux.
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La situation générale

Le lendemain de la bataille de Brienne (29 janvier 1814), Napoléon demeure dans cette ville  avec les corps des maréchaux Michel Ney et Victor, ainsi que celui du général Étienne Maurice Gérard. Quoi que son intention soit de marcher sur Troyes  pour attaquer Karl Philipp zu Schwarzenberg, il doit pour cela attendre la reconstruction du pont  de Lesmont  et l'arrivée du maréchal Auguste Viesse de Marmont, que tout recul trop précipité du gros de l'armée livrerait aux alliés.

L'Empereur prend donc une position défensive, tout en espérant se replier avant d'être attaqué. Son dispositif, très étendu, interdit l'accès de la plaine de Brienne  à un ennemi qui pourrait y jouer à fond de sa supériorité numérique.


La disposition des armées

Armée française

Le général Gérard commande l'aile droite française forte de 7 000 hommes environ. Elle se tient sur la rive droite de l'Aube  à l'ouest de La Rothière , échelonnée entre Dienville  et Unienville .

Le maréchal Victor est au centre avec un peu plus de 11 000 hommes. Ses divisions occupent les villages de la Gibrie (La Giberie) , Chauménil (Chaumesnil) , Petit-Ménil (Petit-Mesnil)  et la Rothière, la cavalerie de Nansouty barrant l'intervalle  entre les deux derniers.

Le maréchal Marmont, une fois arrivé, formera l'aile gauche avec ses 6 500 hommes.

Une réserve de 7 500 soldats, sous les ordres du maréchal Ney, est établie autour  de la ferme de Beugné . Une de ses divisions de cavalerie surveille la reconstruction du pont de Lesmont.

Les réserves de cavalerie stationnent en troisième ligne, sous le commandement du général Emmanuel de Grouchy. Le maréchal Nicolas Oudinot, enfin, est positionné en avant de Brienne-la-Vieille .

Armée coalisée

En face, les forces du feld-maréchal Gebhard Leberecht von Blücher, considérablement supérieures en nombre, sont organisées en trois grandes masses.

La gauche, forte de 20 000 hommes, est commandée par le général Ignácz Giulay. Elle se trouve derrière Trannes  et doit marcher sur Dienville.

Le centre est sous la responsabilité du général Fabian Gottlieb von Osten-Sacken. 23 000 de ses hommes sont chargés d'attaquer La Rothière avec en soutien le général Olsufiev et 23 500 soldats supplémentaires.

4 500 cosaques assurent la jonction avec la droite.

Celle-ci est dirigée par Frédéric-Guillaume, prince royal de Wurtemberg, qui se tient avec 12 500 hommes derrière Eclance , en attendant d'attaquer Petit-Mesnil.

La réserve ne comprend pas moins de 12 000 hommes et se tient à droite de Bossancourt .

Une seconde réserve, de 53 000 hommes, est disponible mais ne prendra aucune part à la bataille. Elle est constituée des troupes du général Michel Barclay de Tolly, échelonnées entre Trannes et Bar-sur-Aube , et de celles du général Hieronymus von Colloredo-Mansfeld, qui a ordre de s'avancer sur la route de Dienville à Troyes. Par bonheur pour les Français, il n'arrivera à Vendeuvre-sur-Barse  que le 1er février vers quatorze heures, trop tard pour effectuer en temps voulu le mouvement prescrit.

Toutes ces troupes sont concentrées dans le défilé de Trannes, ce qui leur interdit d'attaquer de concert.

La bataille

Le 30 janvier passe, puis le 31. Tout reste calme. Le 1er février, le temps est exécrable. Il a gelé toute la nuit et la neige tombe maintenant à gros flocons. Le terrain, que les fortes pluies des jours précédents ont détrempé, a été labouré par les troupes et les voitures. Une grande offensive alliée paraît de plus en plus improbable au fur et à mesure que les heures passent. Lorsque la matinée se termine sans qu'aucun mouvement n'ait été signalé chez les coalisés, Napoléon peut croire un moment que son souhait va se réaliser. Marmont est arrivé à Morvilliers  vers 10 heures, venant de Montier-en-Der , et a pris les positions prévues : une partie de ses troupes à La Chaise , sur la route de Soulaines  , l'autre près de lui à Morvilliers et aux alentours . L'heure de la retraite a sonné.

Environs de Morvilliers
La Rothière : le champ de bataille près de Morvilliers

A 11 heures, l'Empereur en donne l'ordre. Ney se met en marche pour Lesmont , les autres corps se préparent à suivre. Il est midi. C'est le moment que choisit Blücher pour engager le combat.

Son idée est de chasser les Français de La Rothière et de Petit-Mesnil pour se déployer devant Brienne où il croit trouver le gros de l'armée française. Les alliés surestiment en effet considérablement les effectifs dont Napoléon dispose. Ils lui supposent 80 000 hommes là où il en aligne péniblement 36 000. Le mouvement que Blücher entame n'est donc pour lui que le prélude à la grande bataille du lendemain. Pour l'heure, il interdit tout repli aux troupes françaises, sous peine de les exposer à une attaque pendant le franchissement du pont de Lesmont. Ney doit faire demi-tour et reprendre sa place dans le dispositif. L'Empereur, qui juge l'heure trop tardive pour que les coalisés se lancent dans une action d'ampleur, compte attendre la tombée de la nuit en tenant sa position.

Les combats

Dès midi, au Petit-Mesnil, le prince de Wurtemberg, avec 3 000 hommes, déloge le minuscule avant-poste français implanté en avant du bois de Beaulieu , ce qui permet à Blücher de déployer ses colonnes sur la Rothière et Petit-Mesnil. Vers 14 heures, l'avant-garde du prince monte à l'assaut de la Giberie. A un contre dix, les 600 Français qui l'occupent sont refoulés sur Petit-Mesnil aux alentours de 15 heures 30.

Wurtemberg se déploie sans tarder sur le plateau mais s'y heurte au maréchal Victor qui, après y avoir rassemblé toutes les troupes disponibles (environ 2 000 hommes), mène une contre-attaque. La Giberie est reprise par les Français. Les Autrichiens conservent à grand-peine le contrôle de l'entrée du défilé par lequel ils débouchent sur les hauteurs. Wurtemberg, qui est resté en arrière, ne peut que constater le péril de sa situation : le gros de ses troupes est bloqué dans le défilé tandis que son avant-garde subit une forte pression sous laquelle elle menace de rompre à tout moment. Surévaluant grossièrement la taille du corps qui a pu ainsi bloquer sa progression, il fait demander à Blücher et au général Carl Philipp von Wrede des renforts immédiats.

Ce dernier est en effet arrivé à Soulaines vers midi, sur les talons de Marmont. Amenant avec lui 32 000 hommes supplémentaires, le général bavarois va peser d'un poids déterminant sur le cours de la bataille.

Sacken se présente devant le village de la Rothière à 14 heures et attaque encore une heure plus tard. Il le fait par vagues successives, le terrain détrempé et les rafales de neige gênant sa progression. Les Français repoussent tous les assauts et contre-attaquent à chaque fois par des charges de cavalerie sur les deux flancs des colonnes russes. A quoi ceux-ci répliquent au moyen de leurs propres cavaliers. Les Français tiennent bon mais s'affaiblissent progressivement et perdent beaucoup de matériel.

Au bruit des combats, Marmont décide de se rapprocher de Petit-Mesnil. Il fait marcher ses troupes sur Chaumesnil et se heurte aux Autrichiens non loin de la ferme de Beauvoir . Vers 16 heures, les Français tiennent Chaumesnil et Morvilliers dont l'ennemi ne parvient pas à les chasser.

Sur le flanc gauche allié, Giulay remonte la rive droite de l'Aube en début d'après-midi. Il progresse jusqu'à Juvenzé (Juvanzé ) puis s'empare du petit pont d'Unienville , faiblement gardé par les Français. Une partie de ses troupes traverse alors la rivière pour marcher sur Dienville par la rive gauche. Il veut y attaquer les colonnes françaises qui menacent la gauche de Sacken. Averti de ce mouvement, Napoléon craint qu'en débordant sa droite, Giulay ne soit en mesure de s'emparer du pont de Lesmont. Il envoie donc à son tour une partie de sa réserve à Dienville. Postée au delà du pont , sur la rive gauche de l'Aube, elle contient les troupes de Giulay et les empêche de franchir la rivière. D'autres renforts seront envoyés alternativement par les belligérants sans permettre une franche décision. Les combats se poursuivent toute la journée sans que les hommes de Gérard, bien retranchés dans la cité, ne puissent en être délogés.

Au centre, à 16 heures, renforcé par deux nouvelles divisions envoyées par Blücher, Sacken écrase la Rothière sous le feu de 72 canons puis lance toutes ses forces à l'assaut du village. Toute la moitié sud tombe en sa possession. Les Français doivent reculer. Leur cavalerie, qui tente de les dégager, est taillée en pièces et poursuivie par la cavalerie russe sur la route de Brienne par laquelle elle s'enfuit. Sacken en profite pour redoubler ses efforts sur la moitié nord du village. L'infanterie française, culbutée, est chargée à son tour par la cavalerie russe mais parvient à se regrouper en s'accrochant à la ferme de Beugné.

Une demi-heure plus tard, de Wrede, qui vient de recevoir la demande de renfort du prince de Wurtemberg, abandonne son objectif initial de tourner la gauche française. Il se porte au contraire directement à son contact en attaquant Chausmesnil pour soulager les Wurtembergeois. 8 000 de ses hommes se positionnent face au village ; 6 000 le tournent par la lisière du bois d'Ajou  ; 7 000 autres font diversion sur Morvilliers ; les 7 000 derniers sont envoyés sur la Giberie. Les Français sont rapidement obligés d'évacuer ce village et de se replier à la tête du bois d'Ajou, position qu'ils parviennent à tenir. Marmont les y rejoint après avoir abandonné Morvilliers, qu'il n'a pas les moyens de défendre.

Au même moment, Wurtemberg reçoit du feld-maréchal Bluecher une division de grenadiers (plus de 10 000 hommes), qui s'ajoute à la brigade (4 500 hommes appuyée de 2 500 cavaliers) fournie par de Wrede. Ainsi renforcé, il reprend l'offensive. Son avant-garde reprend bientôt La Giberie tandis que Victor, menacé sur ses deux flancs depuis que les coalisés ont repris la Rothière et Chaumesnil, s'enferme dans Petit-Mesnil. Wurtemberg se déploie à nouveau sur le plateau en avant du village auquel il fait donner l'assaut, sans grande conviction heureusement. Soutenu par les cavaliers de Grouchy, Victor peut s'y maintenir.

L'armée française se trouve alors en très mauvaise posture. L'ennemi peut à chaque instant, partant de Chaumesnil, tomber dans le dos des Français en coupant Marmont du reste du corps de bataille. Napoléon accompagne donc en personne les quelques milliers d'hommes qu'il envoie reprendre ce village. Sans y parvenir, ils interdisent cependant aux ennemis, avec l'aide de la nuit tombante, de procéder au mouvement qui pourrait s'avérer mortel pour l'armée française. Marmont, pour sa part, en se maintenant sur sa position en tête du bois d'Ajou, empêche les coalisés de marcher sur Brienne.

Du côté de la Rothière, le village est entièrement aux mains des Russes à 17 heures 30. Sa défense a coûté 2 000 hommes et 18 canons aux Français. Le combat marque une pause. Vers 18h30, jugeant la bataille perdue, Napoléon envoie Oudinot mener une attaque de diversion sur La Rothière. Avec ses 8 000 hommes, soutenus par Nansouty à la tête de la cavalerie de la Garde, le maréchal doit donner le temps aux différents corps de l'armée française de se dégager et d'entamer leur retraite.

Retraite française

C'est chose faite autour de 20 heures, non sans que l'artillerie du général Antoine Drouot n'ait incendié et bombardé une dernière fois le village, obligeant les Russes à l'évacuer. Au même instant, Victor, toujours solidement accroché au Petit-Mesnil, commence à se replier vers la ferme de Beugné sans être menacé. Une heure plus tard, Oudinot, couvert par la cavalerie française, recule jusqu'à Brienne.

Gérard, lui, n'évacue Dienville que vers minuit, sur l'ordre formel de Napoléon. L'ennemi ne s'en apercevra que le lendemain matin.

Bien qu'en contact direct avec les coalisés, l'armée française parvient à se dérober durant la nuit en camouflant son mouvement (omettant par exemple d'éteindre les feux de bivouac au moment du départ).

Le plus gros des troupes marche vers Troyes par Lesmont. Marmont recule sur Rosnay-l'Hôpital  derrière la Voire . Le repli est pénible, quoi qu'il s'effectue avec ordre et dans le calme. Les désertions nombreuses ; le moral des Français est au plus bas. Selon le baron Agathon Jean François Fain, secrétaire du portefeuille, qui accompagne en permanence l'Empereur : « Napoléon lui-même ne paraît pas inaccessible à l'inquiétude générale. »

Le lendemain, Blücher poursuit l'application de son plan en se déployant dans la plaine de Brienne . Il n'y trouve, à son grand étonnement, plus aucun Français.


Les suites de la bataille

Les pertes françaises tournent autour de 8 000 hommes, la plupart blessés ou prisonniers, auxquels s'ajoutent 50 à 80 canons. Les coalisés font officiellement état de 6 000 morts ou blessés alors que le chiffre réel est probablement plus près de 8 000, pour eux aussi.

Le résultat peut être évalué de diverses façons. Ayant conservé le champ de bataille, les coalisés sont les vainqueurs. Mais ils n'ont pas réussi à détruire l'armée de Napoléon alors que l'occasion s'en est présentée et c'est donc un échec. A l'inverse, Napoléon n'a pas pu arrêter la marche des coalisés vers Paris et n'a donc pas non plus atteint son but. La bataille décisive reste à livrer.

Le principal effet de cet affrontement est peut-être d'inspirer aux coalisés un optimisme excessif. Lors d'un conseil de guerre tenu le 2 février au château de Brienne , ils décident de scinder leur armée en deux colonnes qui marcheront séparément sur Paris. Ils donnent ainsi l'occasion à Napoléon de battre en détail des forces qu'il n'aurait pu affronter en bloc.

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Un monument commémoratif  honore la mémoire des combattants de cette bataille au village de La Rothière.

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Les troupes coalisés ont ordre, durant la bataille, de porter au bras gauche une écharpe ou un bracelet blancs. C'est le moyen que les chefs ont trouvé pour que se reconnaissent des soldats issus de si nombreuses nations.

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Les monarques alliés ont assisté aux combats depuis un poste d'observation situé entre Trannes et la Rothière.

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Plusieurs villages, la Chaise et Morvilliers en particulier, pour s'être armés et avoir aidé les troupes de Marmont à se retrancher, furent soumis par les Alliés à une brutale répression : les maisons furent rasées et les « coupables » fusillés.

Témoignages

Rapport de S. A. le prince royal de Wurtemberg sur la bataille de Brienne, adressé au feld-maréchal général prince de Schwartzenberg

Conformément aux ordres que j'avois reçus de partir à midi d'Eclame, pour marcher avec le quatrième corps d'armée sur Chaumenil, et y opérer ma jonction avec le général Wrede, je fis attaquer, par le général Stokmaier, la forêt qui est à la droite d'Eclame, et qui étoit occupée par quelques bataillons ennemis. Ce général exécuta cette commission avec une telle promptitude et une telle vigueur, qu'en moins d'une demi-heure il s'étoit frayé un chemin à travers la forêt ; il força l'ennemi, qui s'étoit porté sur la hauteur boisée à la gauche d'Eclame, à se retirer précipitamment vers la Giberie. Ce village et le coteau qui étoit en avant étoient garnis par plusieurs régimens d'infanterie et de cavalerie ennemis. Le mauvais chemin ne permit pas de faire avancer l'artillerie avec célérité. Néanmoins j'ordonnai à un régiment de cavalerie soutenu de deux bataillons d'infanterie légère, de marcher vers le coteau qui étoit devant nous. La cavalerie ennemie disparut subitement, et le colonel de Gaisbey attaqua à l'instant même l'infanterie qui sortoit de la forêt, et lui prit trente hommes ; mais il ne put la poursuivre plus loin, parce qu'elle étoit déjà trop près du village.

Je fis alors attaquer le village de la Giberie par le général Stockmaier. La situation extrêmement avantageuse de ce lieu facilita à l'ennemi une résistance opiniâtre ; mais l'enthousiasme et le courage de nos troupes surmontèrent tous les obstacles, et nous enlevâmes à l'ennemi ce point important qui devoit assurer la communication entre la colonne du comte de Wrede et le corps du général Sacken, et sans lequel le quatrième corps d'armée n'auroit pu se maintenir au-delà du défilé très incommode par lequel il étoit obligé de déboucher.

Dans ce moment je fis passer avec de grands efforts le défilé à deux régimens de cavalerie, et à ma batterie d'artillerie à cheval, pendant que le reste de l'infanterie le passa aussi avec beaucoup de peine.

L'ennemi, sentant l'importance du poste de la Giberie, l'attaqua avec la plus grande impétuosité. Il avoit l'avantage d'être soutenu par plusieurs batteries, au feu desquelles je ne pus pendant longtemps opposer que le courage de mon infanterie. La possession de ce lieu fut disputée pendant plus d'une heure, jusqu'à ce que je pus réussir à faire avancer ma batterie qui empêcha l'ennemi de renouveler ses attaques. Je fis alors attaquer Petit-Ménil, dont la possession étoit nécessaire pour établir la communication avec le général Sacken. Après une résistance très opiniâtre, le général Stockmeier chassa l'ennemi de ce lieu. Dans le même moment le général comte de Wrede avança pour attaquer Chaumenil, et le général Sacken força l'ennemi à se retirer de la Rothière en grand désordre. J'ordonnai à ma cavalerie de se porter au galop en avant entre la Rothière et Petit-Ménil. Le régiment du prince Adam, commandé par le major de Reinhard, se jeta sur le flanc gauche de l'ennemi fuyant, et lui prit cinq canons. Mon régiment, commandé par le colonel Wagener, qui s'étoit porté à droite pour établir sa communication avec le comte de Wrede, et un régiment de chevau-légers, firent une attaque brillante contre la batterie ennemie qui étoit placée à l'extrémité de la forêt en face de Chaumenil, et s'empara de six canons. Dès lors, placé sur la même ligne que le général Sacken, je poursuivis l'ennemi jusqu'au moment où la nuit mit fin au combat.

De la Giberie, le 1er février 1814

Signé Frédéric-Guillaume,
Prince royal de Wurtemberg.


Panoramique aérien du champ de bataille de La Rothière

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