Date et lieu
- 18 juin 1815 au Mont-Saint-Jean, au sud de Waterloo, à 20 kilomètres de Bruxelles, en Belgique.
Les forces en présence
- Armée française du Nord, sous le commandement de l'Empereur Napoléon 1er.
- Coalition de troupes du royaume de Prusse, du Royaume-Uni, des Pays-Bas, du royaume de Hanovre, du duché de Nassau et du duché de Brunswick, sous les ordres du feld-maréchal Gebhard Leberecht von Blücher et du maréchal Arthur Wellesley, duc de Wellington.
"Bataille de Waterloo - Charge des cuirassiers français" (détail). Peint en 1874 par Henri-Félix-Emmanuel Philippoteaux.
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Wellington a déployé son armée sur le plateau de Mont-Saint-Jean, face au sud. Elle comprend 68 000 hommes répartis comme suit : 25 000 Britanniques, 17 000 Belgo-Hollandais, 10 000 Hanovriens, 7 000 Brunswickois, 6 000 hommes de la King's German Legion et 3 000 Nassauviens.
Le matin du 18 juin, l'armée de
Napoléon 1er prend position à environ un kilomètre au sud du plateau avec 59 000 hommes, et quelques 13 000 cavaliers. Le plan de l'Empereur est d'attirer les réserves de
Wellington vers l'ouest, puis de mener l'attaque principale à l'est et au centre.
Le terrain détrempé retarde la mise en place de l'artillerie et le début de l'attaque, puis gêne la progression de l'infanterie et de la cavalerie. Le front principal voit se succéder attaques et ripostes toute la journée.
En milieu d'après-midi, les forces prussiennes arrivent par l'est, ce qui oblige
Napoléon 1er à déployer sur son flanc est au détriment du front principal, tout en attendant en vain le renfort des hommes de
Grouchy.
À l'inverse,
Wellington est protégé à l'est par l'arrivée des Prussiens et récupère des unités pour renforcer son centre. Aussi, quand
Napoléon 1er fait donner la Garde sur les positions alliées après dix-neuf heures, il est trop tard. L'élite de ses hommes ne peut rien contre la conjugaison de l'artillerie, de l'infanterie et de la cavalerie de Wellington et, pour la première fois de son histoire, la Garde impériale recule, ce qui crée le désarroi dans le reste de l'armée française, qui commence à s'enfuir...
À vingt-et-une heures,
Wellington et
Blücher se rencontrent à la ferme de la Belle Alliance.
Wellington, dont les troupes sont épuisées, laisse aux Prussiens le soin de poursuivre et rentre à son quartier général. Il y rédige son rapport et donne à la bataille le nom du village où il se trouve : Waterloo.