9
janvier 1799 – Un "régiment des dromadaires"
est créé au sein de l'Armée d'Égypte. –
11
janvier 1799 –
Joachim
Murat reçoit l'ordre de s'emparer d'un village où se
sont installées deux tribus arabes ; il doit
« prendre
tous leurs chameaux, bestiaux, femmes, enfants, vieillards ».
La directive suivante figure dans ses ordres :
« Vous
tuerez tous les hommes que vous ne pourrez pas prendre ».
–
15
janvier 1799 –
Napoléon
Bonaparte exhorte Jean-Baptiste Poussielgue à trouver des fonds :
« Nous avons le plus grand besoin d'argent... Tâchez
de nous avoir 2 à 300 000 livres ». –
18
janvier 1799 – Il écrit au général
Jean-Antoine Verdier :
« Le cheik du village de
Myt-Ma'sarah est extrêmement coupable ; vous le menacerez de
lui faire donner des coups de bâton, s'il ne vous désigne
pas l'endroit où il y aurait des Mameluks qu'il aurait cachés ;
vous vous ferez donner tous les renseignements que vous pourrez sur les
bestiaux appartenant aux Arabes qui pourraient être dans son village ;
après quoi, vous lui ferez couper la tête, et la ferez exposer
avec une inscription que c'est pour avoir caché des canons. »
10
février 1799 –
Napoléon
Bonaparte quitte Le Caire en direction de la Syrie par la route du
désert, à la tête de 13 000 hommes. –
20
février 1799 – Après trois jours de siège,
le fort El-Arych capitule. –
25
février 1799 – Entrée à Gaza.
3
mars 1799 – Arrivée devant Jaffa. –
7
mars 1799 – Prise de Jaffa ; pillage et massacre
dureront deux jours ; les quatre mille hommes de la garnison sont
exécutés. –
9
mars 1799 – Lettre de
Napoléon
Bonaparte aux cheiks, ulemas et commandants de Jérusalem :
« Les habitants de Jérusalem peuvent choisir la
paix ou la guerre. S'ils choisissent la première, qu'ils envoient
au camp de Jaffa des députés pour promettre de ne jamais
rien faire contre moi ; s'ils étaient assez insensés
pour préférer la guerre, je la leur porterai moi-même.
Ils doivent savoir que je suis terrible comme le feu du ciel contre mes
ennemis, clément et miséricordieux envers le peuple et ceux
qui veulent être mes amis ». –
11
mars 1799 – Visite de
Napoleon
Bonaparte aux pestiférés de l'hôpital de Jaffa

.
–
12
mars 1799 – Le Directoire déclare la guerre à
l'Autriche. –
19
mars 1799 – Le siège est mis devant Saint-Jean-d'Acre.
16
avril 1799 –
Bataille
du Mont-Thabor ; c'est le fait d'armes le plus digne de gloire
de la
campagne
d'Égypte. –
21
avril 1799 –
Joséphine
acquiert la Malmaison

.
17
mai 1799 – Levée du siège de Saint-Jean-d'Acre...
–
24
mai 1799 –. ..et retour à Jaffa. –
26
mai 1799 –
Paul
Barras réclame le retour de Bonaparte. –
27
mai 1799 – Seconde visite aux pestiférés
de Jaffa. –
28
mai 1799 – Ordre du général Bonaparte :
« Le général Kléber fera brûler
les moissons partout où il passera et tâchera de régler
sa marche de manière à pouvoir envoyer quelques grosses
patrouilles de cavalerie, soutenues de piquets d'infanterie, pour piller
les villages qui se trouvent sur la route, enlever les ânes, bestiaux,
chevaux, etc. »
14
juin
1799 – Retour au Caire. –
19
juin
1799 –
Napoléon
Bonaparte au général Charles Dugua :
«
Faites fusiller tous les Moghrebins, Mekkins, etc., qui ont porté
les armes contre nous ». –
23
juin
1799 – À Jean-Baptiste Kléber :
« Quatre
ou cinq négociants de Damiette, chrétiens ou turcs, peuvent
vous prêter les 60 000 livres que vous demandez ; je crois
que cela vaut mieux que de s'adresser à un trop grand nombre. Choisissez
six négociants turcs et deux ou trois chrétiens, et imposez
chacun d'eux à tant. »
17
juillet
1799 – Prise d'Aboukir par l'armée turque amenée
sur place par une flotte anglaise. –
20
juillet
1799 –
Charles-Maurice
de Talleyrand-Périgord démissionne. –
25
juillet
1799 –
Bataille
d'Aboukir.
17
août
1799 –
Napoléon
Bonaparte déclare au divan du Caire :
« Je
pars demain pour me rendre à Ménouf, d'où je ferai
différentes tournées dans le Delta, afin de voir par moi-même
les injustices qui pourraient être commises et prendre connaissance
des hommes et du pays. Je vous recommande de maintenir la confiance parmi
le peuple ». –
22
août
1799 – Il fait savoir au général Jacques-François
de Menou qu'il part le soir même pour la France.
1er
octobre
1799 – Entrée de la frégate transportant
Napoléon
Bonaparte dans le port d'Ajaccio. –
6
octobre
1799 – Départ d'Ajaccio. –
9
octobre
1799 – Débarquement dans la baie de Saint-Raphaël.
–
16
octobre
1799 – Arrivée à Paris. –
17
octobre
1799 – Réception par le Directoire en séance
publique. –
23
octobre
1799 – Rencontre avec Jean Victor Marie Moreau et Emmanuel-Joseph
Sieyès. Début des préparatifs du coup d'État.
Élection de
Lucien
Bonaparte à la présidence du Conseil des Cinq-Cents.
1er
novembre 1799 – Entrevue décisive avec Sieyès,
chez
Lucien
Bonaparte. –
7
novembre 1799 –
Napoléon
Bonaparte reçoit
Talleyrand
à dîner. –
8
novembre 1799 –
Jean-Jacques
Régis de Cambacérès reçoit Bonaparte à
dîner. –
9
novembre 1799 – Coup d'État du 18 brumaire. –
10
novembre 1799 – Expulsion des membres du Conseil des
Cinq-Cents siégeant à Saint-Cloud

.
Le Conseil des Anciens forme un Comité Général. Au
milieu de la nuit, un groupe des membres du Conseil des Cinq-Cents décrète
qu'il n'y a plus de Directoire ; que soixante et un députés
du Conseil sont déchus de leur mandat ; que le Corps législatif
s'ajourne jusqu'au 1er ventôse (20 février 1800) ; que
ses membres conserveront leur indemnité pendant cette période.
Création de deux commissions qui élisent aussitôt
trois consuls provisoires : Bonaparte, Sieyès et Roger-Ducos.
Proclamation de
Napoléon
Bonaparte adressée au pays. –
11
novembre 1799 – Les trois consuls se réunissent
pour la première fois. –
13
novembre 1799 – Abrogation de la loi du 24 messidor
an VII (12 juillet 1799), permettant de prendre des otages parmi les parents
d'émigrés et les ci-devant nobles. –
15
novembre 1799 –
Napoléon
Bonaparte s'installe au palais du Petit Luxembourg. –
16
novembre 1799 – Le ministre de la Police fait retirer
de l'affiche la pièce
Les Mariniers de Saint-Cloud, donnée
à l'Opéra-Comique,
« où trop de
détails rappellent amèrement d'anciens souvenirs ».
–
18
novembre 1799 – L'emprunt forcé progressif sur
les citoyens aisés est remplacé par
« une
subvention extraordinaire de 25 centimes par franc du principal des contributions
directes »–
19
novembre 1799 – Les bureaux centraux du ministère
de la Police reçoivent l'ordre de leur ministre
«
de ne plus rien tolérer dans les spectacles qui pût diviser
les esprits ». –
20
novembre 1799 – Il ne reste que 167 000 francs en numéraire
dans la caisse du Trésor. –
22
novembre 1799 –
Talleyrand
reprend le ministère des Affaires étrangères. –
24
novembre 1799 – Les principaux banquiers parisiens,
convoqués par Bonaparte, consentent une avance immédiate
de douze millions. Promulgation d'une loi organisant la direction des
contributions directes. –
28
novembre 1799 – La garde consulaire est créée
par arrêté. –
29
novembre 1799 – La déportation des prêtres
ayant prêté tous les serments requis sans les avoir ensuite
rétractés est annulée.
1er
décembre 1799 –
Napoléon
Bonaparte repousse le projet de constitution présenté
par Sieyès. L'exécution publique des chansons ayant pour
sujet les événements de Brumaire et qui se montrent injurieuses
à l'égard de la représentation nationale est interdite.
La police reçoit l'ordre de s'y opposer dans les rues et sur les
places publiques. –
2
décembre 1799 – Une rafle au Palais-Royal envoie
trois cents filles publiques à la Force et à Sainte-Pélagie.
–
3
décembre 1799 – Jean-Guillaume Moitte, sculpteur,
reçoit commande d'une statue de la Liberté destinée
au palais du Luxembourg. –
4
décembre 1799 – Pierre Daunou, ancien conventionnel
modéré, est chargé de la rédaction d'un projet
de constitution. –
5
décembre 1799 – En l'église de Saint-Germain-l'Auxerrois,
alors Temple de la Reconnaissance, est organisée une fête
à la Tolérance. –
11
décembre 1799 – L'ordre est donné d'arrêter
tout individu donnant à jouer sur la voie publique. –
12
décembre 1799 – Bonaparte se fait lire à
domicile le projet de constitution rédigé par Daunou, et
le fait adopter immédiatement par les cinquante commissaires présents.
–
14
décembre 1799 – Un armistice est signé
avec les Vendéens. –
15
décembre 1799 – La
Constitution
de l'an VIII est proclamée. –
16
décembre 1799 – Une loi organise la consultation
populaire destinée à laquelle sera soumise la nouvelle constitution :
les citoyens devront signer des registres « pour »
ou « contre » déposés chez les notaires,
les juges de paix et dans les communes. Bonaparte se fait présenter
son habit consulaire ; le modèle en a été dessiné
par Jacques-Louis David. –
18
décembre 1799 –
Napoléon
Bonaparte à
Talleyrand :
« Il est indispensable que, dans le plus court délai,
le commerce de Gênes verse deux millions dans la caisse du payeur
de l'armée... Les seigneurs de Gênes ont beaucoup donné,
mais les négociants de cette ville n'ont point été
surchargés ». –
22
décembre 1799 – Installation du Conseil d'État.
Une loi est votée, sur proposition de Bonaparte, qui accorde à
Sieyès un domaine de 480 000 francs, ce à titre de
récompense nationale. –
24
décembre 1799 –
Napoleon
Bonaparte devient premier consul, aux côtés de
Jean-Jacques
Régis de Cambacérès et
Charles-François
Lebrun 
.
Le prix du pain subit une augmentation de cinq centimes pour un pain de
quatre livres. –
25
décembre 1799 – Proclamation aux Français :
en acceptant
« la première magistrature »
Bonaparte a
« contracté les obligations »
de
« rendre la République chère aux citoyens,
respectable aux étrangers, formidable aux ennemis ».
–
27
décembre 1799 – Installation du
Sénat.
–
28
décembre 1799 – Les insurgés de Vendée
reçoivent l'ordre de rendre les armes et de se dissoudre dans les
dix jours ; l'amnistie leur est accordée
« pour
tous les événements passés ». L'ouverture
des églises les jours autres que le décadi (donc le dimanche)
est autorisée. Le serment exigé des ecclésiastiques
est remplacé par une simple déclaration et une promesse
de fidélité à la Constitution. –
30
décembre 1799 – Ordre est donné de rendre
des honneurs funèbres au
Pape
Pie VI, mort quatre mois plus tôt à Valence (le 29 août
1799) et qui n'avait pas encore reçu de sépulture décente.
Il suffit de positionner le curseur sur n'importe quelle date
pour qu'une info-bulle indique automatiquement la date correspondante dans le calendrier révolutionnaire.
La photo du château de Malmaison nous a été grâcieusement
fournie par M. Cyril MAILLET.