Maria Luigi Carlo Zenobio Salvatore Cherubini (1760-1842)
Cherubini (blason)
Luigi Cherubini voit le jour à Florence, le 14 septembre 1760. Fils d'un claveciniste, il étudie la musique à Bologne d'abord, puis, de 1778 à 1782, à Milan (ou à Venise) auprès du compositeur Giuseppe Sarti, alors célèbre.
Malgre le succès remporté par ses premières oeuvres, il choisit de s'expatrier. Après avoir tenté sa chance sans succès à Londres, il s'installe à Paris en 1786. Le
comte de Provence, frère du roi, lui confie son théâtre, le théâtre de Monsieur, qui devient le théâtre Feydeau à la Révolution. Cherubini y crée ses drames lyriques avec livret en français :
Lodoïska (1791),
Médée (
1797). Acquis aux idées révolutionnaires, il est nommé en
1793 inspecteur de l'Institut national de musique (qui devient le Conservatoire en
1795).
Les quinze années du Consulat et de l'Empire ne sont pas des plus fastes pour Cherubini ; Bonaparte, peu sensible à sa musique et se défiant de ses sentiments politiques, le tient à l'écart. Seules des circonstances exceptionnelles peuvent décider
Napoleon à faire appel à ses services : fin
1805, trouvant le compositeur à Vienne, où il s'est rendu pour visiter Haydn et Beethoven, l'Empereur le charge d'organiser des concerts à Schönbrunn.
La période voit par ailleurs Cherubini alterner les succès :
Les Deux journées (
1800),
Pimmaglionie (avril
1806, en Italien), et les échecs :
Anacréon (
1803),
Les Abencérages (
1813). Par bonheur pour lui, le prince de Chimay le protége et lui commande des musiques sacrées :
Messe en fa majeur (
1809) dite «
Messe de Chimay »,
Messe en ré mineur (
1811).
La Restauration marque son retour en grâce. Cherubini, surintendant de la Chapelle du roi en 1816, devient le grand compositeur de musique religieuse de la période. En 1822, il prend la direction du Conservatoire après y avoir enseigné la composition pendant plusieurs années et participe activement à la fondation de la Société des concerts du conservatoire dont il est le premier président en 1828.
Cherubini obtient en 1833 un dernier grand succès au théâtre avec son opéra
Ali Baba et meurt le 15 mars 1842, un mois après sa démission de directeur du Conservatoire, laissant derrière lui une oeuvre abondante. Sa mémoire est honorée par des funérailles nationales au cours desquelles on joue son propre
Requiem en ré mineur, composé en 1836.
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Luigi Cherubini est inhumé au cimetière du Père Lachaise (division 11, section VII)

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Berlioz, malgré ses violents démélés avec le directeur du conservatoire, dit voir en lui «
un modèle sous tous les rapports » ; Beethoven l'appelle le «
meilleur compositeur de son temps » ; Schumann le qualifie de «
magnifique » ; Hans von Bülow voit en Brahms l’héritier de Cherubini et de Beethoven ; Weber s’enthousiasme sur ses «
chefs-d’œuvre ».
Portrait en médaillon
"Luigi Cherubini (détail d'un portrait en buste montrant le compositeur couronné par la muse de la poésie lyrique)" par Jean Auguste Dominique Ingres (Montauban 1780 - Paris 1867).
Autres portraits
Agrandir"Luigi Cherubini". Dessin de Jean-Baptiste Isabey (Nancy 1767 - Paris 1855).
Agrandir"Salvatore Cherubini au clavecin regarde le buste de son maître Giuseppe Sarti", miniature peinte en 1792 par François Dumont aîné (Lunéville 1751 - Paris 1831).