Pierre-Augustin Hulin (1758-1841)
Comte de l'Empire
Hulin (blason)
Pierre-Augustin Hulin (patronyme parfois orthographié "Hullin") vient au monde à Paris le 6 septembre 1758, dans une famille modeste : son père est marchand de draps.
Le 14 juillet 1789, alors sergent aux Gardes Suisses, il se met à la tête des gardes-françaises et de la foule rassemblés sur la place de Grève (Hôtel de Ville) et marche sur la Bastille devant les portes de laquelle il installe deux canons, forçant le gouverneur Bernard-René Jordan de Launay à capituler. A ses propres risques et périls, Hulin tente alors de sauver la vie du gouverneur ; ce sera en vain.
A partir de la prise de la Bastille, ayant pris du galon, Hulin fait partie prenante des grands événements parisiens : journées des 5 et 6 octobre, le 10 août lors de l'attaque des Tuileries, etc. avant d'être envoyé à l'armée du Nord.
Le 4 août, il est suspendu de ses fonctions et enfermé un mois plus tard à la prison de l'Abbaye, d'où il ne sort qu'à la chute de Maximilien Robespierre. Réintégré dans l'armée, il fait la connaissance du général
Napoléon Bonaparte à l'armée d'Italie et lie son destin au sien.
Général de brigade en
1803, c'est lui qui préside la commission militaire condamnant le
duc d'Enghien à mort.
Il participe à la campagne d'Autriche en
1805 et à celle de Prusse en
1806, et est promu général de division en août
1807. Il est par ailleurs fait comte d'Empire en
1808.
Le 23 octobre
1812, lors de la tentative de coup d'Etat du général Claude-François Malet, Hulin, qui réclame au conspirateur les ordres au nom desquels il prétend agir, est grièvement blessé par ce dernier d'un coup de feu à la mâchoire. Il y gagne dans les rues de Paris le surnom de
Bouff' la balle.
A la Restauration,
Louis XVIII ne lui pardonnant pas son rôle dans l'exécution du
duc d'Enghien, Hulin est mis à la retraite et proscrit par l'
ordonnance du 25 juillet 1815. De retour en France, devenu aveugle, il passe sa retraite hors des affaires et meurt le 9 janvier 1841.
Le général Hulin repose dans la 15ème division du cimetière du Montparnasse

, à Paris.
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Deux décennies après les faits, le souvenir de l'exécution du duc d'Enghien poursuivait le général, qui publia un texte intitulé "
Explications offertes aux hommes impartiaux par M. le comte Hulin au sujet de la commission militaire instituée en l'an XII pour juger le duc d'Enghien".
Adresse
22, Place Vendôme. Paris Ier arrondissement 
Pierre-Augustin Hulin, devenu général et commandant des grenadiers de la Garde Impériale, acheta en 1807 aux héritiers du fermier général Jean-Baptiste Magon de la Balüe le prestigieux hôtel de Ségur.
Portrait en médaillon
"Le général Pierre-Augustin Hulin". Ecole française du XIXème siècle.