Jean-Baptiste Isabey naît à Nancy le 11 avril 1767.
Elève de Jacques-Louis David dès l'âge de dix-neuf ans, il se fait rapidement remarquer pour la qualité de ses portraits, mais aussi et surtout de ses miniatures, dont il devient le spécialiste incontesté, faisant de ce genre mineur du très grand art.
La qualité de ses ivoires peints à la gouache ou de ses émaux, entourés de cadres précieux ou sertis dans des boîtes d'or, reste insurpassée.
Aussi, sa longévité aidant, connaît-il les plus brillants succès.
La reine Marie-Antoinette lui passe commande, Joséphine et Napoléon sont ses mécènes, les diplomates du Congrès de Vienne se l'arrachent, Charles X le fait officier de la croix de la Légion d'Honneur, la monarchie de Juillet lui confère un poste important, Napoléon III (se souvenant sans doute qu'Isabey a enseigné le dessin et la peinture à sa mère la reine Hortense lorsque celle-ci était adolescente) lui décerne la médaille de commandeur de la Légion d'Honneur.
Celui qu'on surnomme "peintre des rois" ou "portraitiste de l'Europe" meurt à Paris le 18 avril 1855. Sa tombe au Père-Lachaise (20ème division) PHOTO mentionne modestement "peintre en miniature" ; à ses côtés repose son fils Eugène (1803-1886), peintre romantique.