Lucien Bonaparte (1775-1840)
Prince de Canino
La carrière politique de Lucien Bonaparte commence sous le Directoire, avec son élection au conseil des Cinq-Cents (avant l'âge légal, mais il utilise son acte de mariage, lui-même obtenu en se servant de l'acte de naissance de
Napoléon).
Profitant d'un nom déjà glorieux et d'une grande facilité de parole, il se hisse au premier rang des membres du Conseil et prend résolument position contre le gouvernement.
Président du Conseil à la veille du 18 brumaire, il joue dans le coup d'État un rôle primordial dont son frère le récompense en le nommant ministre de l'Intérieur.
Il le reste jusqu'en novembre
1800, après quoi il devient ambassadeur à Madrid, où il parvient à nouer une alliance solide entre la France et l'Espagne.
A son retour, en
1802, il entre au Tribunat et fait voter les lois sur le Concordat et la Légion d'Honneur.
Veuf depuis 1800, son remariage avec Alexandrine de Bleschamp veuve Jouberthon, la veuve d'un agent de change, fait éclater au grand jour le conflit qui couve depuis longtemps entre
Napoléon et son cadet, qui lui reproche ses tendances tyranniques. Lucien est exilé à Rome où le
Pape fait de lui un prince de Canino en février
1808.
Craignant d'être arrêté par les troupes françaises lors de leur entrée à Rome en
1810, Lucien s'embarque pour l'Amérique, est intercepté par un navire anglais, et passe les années suivantes en résidence surveillée à Thorngrove.
Pendant les Cent-Jours, rallié à son frère, il devient membre du conseil des ministres présidé par
Joseph et tente en vain de préserver les droits de
Napoléon II après
Waterloo.
Arrêté par les Autrichiens alors qu'il quitte la France sous un nom d'emprunt, il est interné à Turin puis assigné à résidence à Rome et enfin dans sa propriété de Canino.
Après 1821, les alliés le laissent vivre en paix.
C'est le 29 juin 1840, à Viterbo, que Lucien Bonaparte succombe à un cancer de l'estomac, comme son père, sa soeur Pauline et – d'après l'autopsie officielle – son frère Napoléon.
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Portrait en médaillon
"Lucien Bonaparte, prince de Canino", par François-Xavier Fabre (Montpellier 1766 - Montpellier 1837).
Autres portraits
Agrandir"Lucien Bonaparte, prince de Canino", par Robert Lefèvre (Bayeux 1755 - Paris 1830).
Agrandir"Lucien Bonaparte". Gravure de Jacques Reattu (Arles 1760 - Arles 1833).
Agrandir"Lucien Bonaparte". Dessin de Jean-Auguste-Dominique Ingres (Montauban 1780 - Paris 1867).