Napoleon & Empire

Philippe Antoine Merlin, dit Merlin de Douai (1754-1838)

Comte de l'Empire

Blason de Philippe Antoine Merlin, dit Merlin de Douai (1754-1838)

Philippe Antoine Merlin, né le 30 octobre 1754 à Arleux, en Cambrésis, fait ses études à Douai, ce qui lui vaudra son surnom (destiné à le distinguer de Merlin de Thionville).

Avocat au Parlement de Flandres, il est le défenseur de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais et du président Jean-Baptiste Mercier Dupaty. Partisan de la Révolution, il est élu en 1789 député aux Etats Généraux et joue, pendant toute la période révolutionnaire, un rôle actif dans la conception et la mise en place du nouveau cadre juridique et législatif du régime.

Porté au Conseil des Anciens le 23 vendémiaire an IV, il doit très vite se consacrer à une autre fonction, celle de ministre de la Justice, que lui confie le Directoire, avant d'assumer la charge du ministère, fraîchement créé, de la Police. Après le 18 fructidor an IV, il remplace François Barthélemy et devient l'un des cinq Directeurs, mais doit démissionner sous la pression du mécontentement public, quatre mois avant le coup d'Etat du 18 brumaire.

Membre de l'Institut de France depuis le 10 décembre 1795 dans la classe des Sciences morales et politiques, Merlin de Douai est élu, le 28 janvier 1803, lors de sa réorganisation, membre l'Académie française et occupe le fauteuil du maréchal prince de Beauvau.

Sous le Premier Empire, il retrouve de prestigieuses fonctions dans la magistrature : d'abord celle de commissaire du gouvernement près le Tribunal de cassation puis de procureur général à la même cour. Napoléon Ier le nomme successivement conseiller d'État à vie, chevalier de l'Empire, comte de l'Empire membre du comité pour les affaires de la couronne, grand officier de la Légion d'honneur et commandeur de l'Ordre de la Réunion.

Destitué de ses fonctions à la Restauration, il est rappelé par Napoléon au moment des Cent Jours. Au retour des Bourbons, il veut se fixer en Amérique mais son bateau l'ayant rejeté sur le port de Flessingue, il reste en Hollande et ne revient en France qu'après la révolution de 1830. Les portes de l'Institut de France, dont il fait partie depuis la fondation, lui sont rouvertes à sa reconstitution en 1832.

Merlin de Douai meurt à Paris le 26 décembre 1838, et est inhumé au cimetière du Montparnasse .

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Totalement abandonnée depuis longtemps, la concession "perpétuelle" de la sépulture de Merlin de Douai aurait dû être relevée en 2011. C'est alors que Marie-Christine Pénin entra en scène ... Lire la suite sur son site.


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Franc-maçonnerie : Merlin de Douai fut en 1804 Grand officier d'Honneur du Grand Orient de France.

Remerciements

Cette notice biographique (à l'exception du paragraphe sur la franc-maçonnerie) a été rédigée par Mme Marie-Christine Pénin, et mise en ligne avec son aimable autorisation.

Portrait en médaillon

"Merlin de Douai" par Hilaire Ledru (Oppy 1769 - Paris 1840).
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