Napoleon & Empire

Paul Ier (1754-1801)

Tzar de Russie

Blason de Paul Ier (1754-1801)

Paul Ier Petrovitch Romanov naît à Saint-Pétersbourg le 1er octobre 1754, fils du grand-duc Pierre (futur tsar Pierre III) et de la grande-duchesse Catherine (la célèbre impératrice Catherine II, dite la Grande Catherine).

En 1775, la mort de sa première femme, Wilhelmine de Hesse-Darmstadt, dite Natalia Alexeevna, l'affecte énormément. Par bonheur, son remariage avec Sophie-Dorothée de Wurtemberg, dite Maria Feodorovna, le dote d'une épouse dont l'influence s'avère positive et bienfaisante.

Son éducation soignée lui permet de produire une très bonne impression lors du voyage qu'il effectue avec son épouse en Europe et en particulier en France au cours de l'année 1782. C'est alors un jeune homme apparemment équilibré quoi que très nerveux.

Catherine, en décidant de transmettre le trône à son petit-fils Alexandre plutôt qu'à un héritier naturel dont elle ne partage aucune des idées, provoque chez celui-ci un ressentiment qui tourne bientôt à la haine.

A la mort de l'impératrice, le 6 novembre 1796, Paul détruit tous les documents concernant la succession et monte sur le trône. Un de ses premiers soins sera de publier une loi établissant les règles de la transmission du pouvoir à l'intérieur de la famille impériale. Elle restera en vigueur jusqu'en 1917.

Le règne de Paul n'est ensuite qu'une longue déconstruction de l'oeuvre de sa mère. C'est également celui des décisions contradictoires et de l'arbitraire. Plus personne dans l'empire n'est assuré de son avenir sous un tsar qui devient de plus en plus ombrageux, fantasque et fanatiquement entiché de discipline militaire.

Face à la Révolution française, Paul Ier se pose tout d'abord en adversaire résolu. Il accueille Louis XVIII à Mittau et l'armée de Condé en Volhynie (nord-ouest de l'Ukraine). De nombreux émigrés français s'installent en Russie.

En 1799, Paul Ier fournit l'un des plus forts contingents de la seconde coalition. A sa tête, le général Souvorov obtient des succès face à Jean Victor Marie Moreau et Etienne Macdonald mais est repoussé par André Masséna lors de la seconde bataille de Zurich (25 et 26 septembre 1799).

Après Brumaire, le Tsar se rapproche pourtant de la France. Il rompt avec l'Angleterre et envoie des troupes aux Indes.

Le comte Piotr Alexeïevitch Pahlen, un de ses plus proches collaborateurs, fomente alors un complot qui aboutit à l'assassinat de Paul Ier, le 23 mars 1801. Le Tsar est tué, peut-être par accident, dans sa chambre du château Saint-Michel, à Saint-Pétersbourg, une résidence impériale qu'il vient de faire construire et où il a emménagé quarante jours plus tôt. Son fils aîné Alexandre, qui lui succède, ainsi que le gouvernement anglais, seront fréquemment soupçonnés d'avoir joué un rôle dans ce meurtre.

Une explosion de joie accueille la nouvelle de sa mort. Seuls les paysans, se souvenant qu'ils lui doivent les premières mesures prises contre les excès du servage, saluent sa mémoire.

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Portrait en médaillon

"Paul Ier" par Stepan Semenovich Shchukin (1758 ou 1762 - 1828).

Autres portraits

Paul Ier (1754-1801)
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"Paul Ier de Russie" par Vladimir Lukich Borovikovsky (Mirgorod, Ukraine 1757 - Saint-Petersbourg 1825).
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