Henri Beyle, dit Stendhal (1783-1842)
Stendhal (blason)
Henri Beyle naît à Grenoble, le 23 janvier 1783, dans une estimable famille bourgeoise. Elève de l'école centrale de Grenoble, il monte à Paris en octobre
1799 pour passer le concours de l'école polytechnique mais y renonce.
En
1800 et
1801, il participe comme sous-lieutenant de cavalerie à la seconde campagne d'Italie, pays dont il tombe immédiatement amoureux. D'abord hostile à l'Empire, il change d'opinion lorsque son cousin,
Pierre-Antoine Daru, le fait entrer en
1806 dans l'administration comme adjoint aux commissaires des guerres.
A ce titre, il officie en Allemagne jusqu'en 1808, puis en Autriche où il assiste en
1809 à la campagne de
Wagram.
Auditeur au conseil d'Etat le 1er août
1810, Stendhal est chargé en
1812 de porter la correspondance des ministres à l'Empereur au plus fort de la campagne de Russie. Il arrive à temps pour assister à la bataille de la
Moskova puis participe à la désastreuse retraite.
N'ayant reçu aucun signe de reconnaissance pour avoir subi ces épreuves (ni titre, ni promotion, ni médaille), Stendhal laisse son zèle se refroidir durant les derniers jours de l'Empire et se réfugie en Italie en
1814.
Conscient que la plus exaltante partie de son existence est derrière lui, Stendhal doit se résigner à n'être qu'un obscur diplomate et un grand écrivain sans public.
Il réside en Italie de
1815 à
1821 en compagnie de ses maîtresses successives, écrivant plusieurs nouvelles et essais, dont
Rome, Naples et Florence (septembre 1817), première oeuvre publiée sous le pseudonyme de Stendhal, et
De l'amour, avant d'être expulsé de Milan pour carbonarisme.
De retour à Paris, ruiné, il doit vivre de sa plume. Il fréquente alors les salons littéraires et se fait même un disciple en la personne du jeune Prosper Mérimée, tient une chronique musicale et picturale dans le
Journal de Paris, fait paraître de nombreux essais.
Armance, premier roman de Stendhal, est publié dans la capitale en 1827 suivi en 1830 de
Le Rouge et le Noir, qui connaît un certain succès. La même année, Stendhal reprend le chemin de la péninsule après sa nomination comme consul à Trieste par les nouvelles autorités issues de la Révolution de Juillet.
Récusé par l'Autriche, il est muté à Civita-Vecchia, où il s'ennuie profondément, malgré le temps consacré à la rédaction de plusieurs oeuvres laissées inachevées (
Lucien Leuwen,
Vie de Henri Brulard).
A la faveur d'un congé de trois ans obtenu en 1836, Stendhal retrouve la stimulation du milieu parisien. Elle lui permet de venir à bout de son chef d'oeuvre,
La Chartreuse de Parme, en quelques semaines (1839). Il retourne ensuite en Italie.
Le 15 mars 1841, il est victime d'une première attaque d'apoplexie. Autorisé à venir se faire soigner à Paris, il en subit une seconde le 22 mars 1842 sur le trottoir de la Rue neuve des Capucines et meurt dans la nuit. Il est enterré

au cimetière de Montmartre, à Paris.
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De 1815 à 1836, Stendhal travailla à une
Vie de Napoléon qui ne parut qu'après sa mort.
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Passionné d'art lyrique et de peinture, amoureux de l'Italie, Stendhal fit connaître Gioacchino Rossini à Paris et se montra un critique avisé et rigoureux sous les faux airs de dilettante qu'il aimait à se donner.
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En 1815, il avait fait inscrire sur sa carte de visite,
« Waterloo, c’est trop dommage. Six mois de plus et j'aurais été nommé au Mans préfet de la Sarthe ».
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Les Postes de l'Etat Français ont émis en 1942 un timbre de 4,00 F

à l'effigie de Stendhal.
Portrait en médaillon
"Henri Beyle, dit Stendhal", par Johan Olaf Södermark (Landskrona 1790 - Stockholm 1848).
Autres portraits
Agrandir"Stendhal en uniforme de consul", peint vers 1835-36 par Silvestro Valeri (Rome 1814 - Rome 1902).