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Napoléon & Empire

René-Théophile-Hyacinthe Laennec (1781-1826)

Blason de René-Théophile-Hyacinthe Laennec (1781-1826)

C'est à Quimper, en Bretagne, que René-Théophile-Hyacinthe Laennec naît le 17 février 1781, dans une famille d'avocats.

A cinq ans, orphelin de mère (celle-ci succombant à la tuberculose), il est confié par son père à un oncle, professeur de Médecine et recteur de l'université de Nantes.

Le jeune René suit l'exemple de ce tuteur et entame des études de Médecine dans cette ville. En septembre 1795, il est nommé aide-chirurgien de 3ème classe, puis est envoyé en 1797 à l'Hôpital militaire de Brest, avec le grade de chirurgien de 3ème classe. L'année suivante, il accède par concours au grade d'officier de santé de seconde classe, ce qui lui permet de poursuivre ses études à Paris.

Dans la capitale, élève libre à l'Ecole de Santé, il devient en 1800 l'élève de Jean-Nicolas Corvisart à l'hôpital de la Charité, puis celui de Guillaume Dupuytren. Il est reçu docteur en médecine le 11 juin 1804 après avoir soutenu sa thèse intitulée "Proposition sur la doctrine d'Hippocrate relativement à la médecine pratique", dans laquelle il souligne l'importance de la sémiologie et de la nosologie pour le traitement des maladies.

Durant l'Empire, il pratique l'anatomie pathologique avec Gaspard Laurent Bayle, étudiant les pathologies telle la cirrhose du foie à partir des lésions constatées à l'autopsie. Parallèlement, il tient un cours privé et se consacre à sa clientèle au n° 5 de la rue du Jardinet.

En 1808, il est nommé médecin du cardinal Fesch. Il soigne aussi, à l'occasion, François-René de Chateaubriand, Félicité de Lamennais, l'abbé Emery, les cardinaux Ruffo, Visconti et Eskin, Madame de Staël. Ce catholique fervent pratique également au quotidien la charité envers les nécessiteux, qu'il consulte et vaccine gratuitement au dispensaire de la Société philanthropique de la rue Copeau (l'actuelle rue Lacépède).

En 1814, après la première abdication de l'Empereur, René Laennec prodigue ses soins, à la Salpêtrière, aux jeunes soldats bretons atteints par le typhus et dont personne ne comprend le langage.

C'est au début de la Restauration que Laennec invente l'instrument qui va faire sa renommée pour – au moins – les deux siècles à venir. En 1816, tout juste nommé à l'hôpital Necker, il s'intéresse aux maladies pulmonaires, examinant les malades en utilisant la technique de percussion décrite dès 1761 par l'Autrichien Leopold Auenbrugger et diffusée en France par Corvisart. C'est alors qu'il créé le stéthoscope, d'abord un simple rouleau de papier ficelé baptisé pectoriloque, qu'il ne tarde pas à perfectionner, fondant à partir de cette invention une nouvelle pratique, l'auscultation.

Cette technique permet de percevoir les bruits corporels internes, de les analyser et de les relier à des lésions anatomiques, ce qui se révélera essentiel pour le diagnostic des maladies respiratoires – dont la si redoutée tuberculose – et cardio-vasculaires.

En février 1818, René Laennec présente ses découvertes dans un discours à l'Académie de Médecine, et en août de la même année, il publie son Traité d'auscultation médiate où il classe les bruits émis dans le thorax, faisant faire à la sémiologie pulmonaire un bond prodigieux. En 1822, il est titulaire de la chaire de Médecine pratique du Collège de France.

Parmi ses autres contributions à la médecine il faut citer également sa description de la péritonite et de la cirrhose, celle des métastases pulmonaires du mélanome, de nombreuses contributions à la connaissance de la tuberculose, de l'asthme, de la cirrhose du foie et de l'emphysème médiastinal spontané, la découverte de la thrombose prénatale ...

Cependant, atteint lui-même de tuberculose, il quitte Paris en avril 1826 et se retire en son manoir de Kerlouarnec à Douarnenez-Ploaré, qu'il tient de sa mère. Il s'y éteint le 13 août 1826, à seulement 45 ans, et est inhumé au cimetière de Ploaré.

Une des quatre Facultés de Médecine de Lyon porte son nom, ainsi que plusieurs hôpitaux.


Les Postes de la République Française ont émis en 1952 un timbre de 12 F  à l'effigie de René Laennec.


René Laennec, à ses rares moments de loisir, s'essayait à la peinture, comme en témoigne ce tableau  de sa main.

Adresse

17, Rue de l'Abbé Grégoire. Paris 6ème arrondissement 

C'est là que réside René Laennec en 1825-1826.

Remerciements

La photo du tableau signé René Laennec nous a été grâcieusement fournie par l'actuel propriétaire de l'oeuvre, le Docteur Jean-Charles LACHAMP.

Portrait en médaillon

"René-Théophile-Hyacinthe Laennec". Ecole française du XIXème siècle.

Autres portraits

René-Théophile-Hyacinthe Laennec (1781-1826)
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"René Laennec". Gravure du XIXème siècle.
René-Théophile-Hyacinthe Laennec (1781-1826)
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"René Laennec". Gravure du XIXème siècle.
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