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Napoléon & Empire

De Bonaparte à Napoléon Ier

Quiz

En 1813, Napoléon a avec moi une entrevue lors de laquelle il se montre tour successivement enjôleur et menaçant... Commediante ! Tragediante !
Saurez-vous retrouver qui se cache derrière cette définition ? Attention, il y a peut-être un piège

Bataille(s) du mois

9 juin 1800 : Bataille de Montebello

Le Premier consul, passé en Italie pour secourir André Masséna assiégé dans Gênes, est arrivé trop tard. Le 4 juin, après une défense héroïque, l’enfant chéri de la victoire a dû capituler.

Napoléon Bonaparte change alors ses plans. Il concentre ses forces et décide d’attaquer les Autrichiens tant qu’ils sont eux-mêmes éparpillés. Le général Jean Lannes, qui commande l’avant-garde de l’armée française, est envoyé vers Alessandria.

Il se heurte près de Casteggio à des forces très supérieures aux siennes. L’arrivée de troupes autrichiennes libérées par la chute de Gênes a en effet plus que triplé l’effectif des défenseurs. Malgré cette infériorité numérique imprévue, Lannes attaque. Comme il en conviendra lui-même plus tard, l’affaire sera chaude.

14 juin 1800 : Bataille de Marengo

La victoire de Montebello amène Napoléon Bonaparte à penser que les Autrichiens ne cherchent plus qu’à lui échapper et sont sur le point d’entamer leur retraite. Pour éviter qu’ils ne se dérobent ainsi à une bataille décisive, mais comme il ignore où se trouvent certaines de leurs forces, il disperse les siennes pour aller à leur recherche, envoyant Jean François Cornu de La Poype vers le nord et Louis Charles Antoine Desaix vers le sud à la tête d’importants détachements.

L’attaque du général Michael von Melas, dans la plaine qui s’étend non loin d’Alessandria, entre Spinetta, Castelceriolo et San-Giuliano Vecchio, surprend donc le Premier consul en infériorité numérique. Des contrordres sont envoyés à Lapoype et Desaix ; la bataille s’engage ; elle tourne mal pour les Français… Puis Desaix, qui a fait demi-tour au son du canon, arrive sur le champ de bataille.

14 juin 1807 : Bataille de Friedland

Depuis février et la bataille d’Eylau, qui n’a pas livré de résultat décisif, Français et Russes sont restés sur leurs positions. Mais, en cette fin de printemps, la Grande Armée s’est remise en mouvement. Elle avance sur Koenigsberg [Kaliningrad] où sont entreposés des approvisionnements vitaux pour l’armée russe. Celle-ci doit réagir.

Le 11 juin, le général en chef russe, Levin August von Bennigsen fait évacuer le camp retranché que ses hommes ont pourtant victorieusement défendu, la veille, contre une attaque conjointe des maréchaux Joachim Murat, Jean-de-Dieu Soult et Jean Lannes. Il fait passer ses troupes sur la rive droite de l’Alle et remonte la rivière en direction du village de Friedland. Il compte en emprunter le pont pour repasser sur la rive gauche du cours d’eau et se diriger vers Koenigsberg.

Le 13, son avant-garde traverse. Le 14, le reste des troupes suit mais se heurte au corps de Lannes, qui se présente au même moment dans la plaine de Friedland. Bennigsen y voit l’occasion de détruire une fraction isolée de la Grande Armée. Il a oublié de prendre en compte la vitesse de déplacement pourtant caractéristique de l’armée napoléonienne.

21 juin 1813 : Bataille de Vitoria

Fin mai, Joseph Bonaparte a fui pour la dernière fois Madrid. Il a dû ensuite renoncer à son intention de défendre la ligne de l’Ebre, qu’Arthur Wellesley, marquis de Wellington, a franchi contre toute attente.

Bien que des alternatives plus judicieuses existent, l’encore roi d’Espagne prend alors le parti de livrer bataille non loin de la ville de Vitoria, où est implanté son quartier-général. Le maréchal Jean-Baptiste Jourdan, que Napoléon a placé à la tête de l’état-major de son frère, entérine cette décision malheureuse, peut-être même en est-il à l’origine.

Reste que le terrain n’est pas particulièrement favorable, que les ponts qui enjambent la rivière qui le couvre en partie ne sont ni détruits ni protégés et que le mouvement des troupes est gêné par un monceau de bagages qu’on tente en outre de mettre à l’abri sans hésiter dans ce but à amputer des effectifs déjà insuffisants. Pour comble, Jourdan tombe malade le 20.

Tout est en place pour le désastre à venir.

18 juin 1815 : Bataille de Waterloo

L’Europe, n’ayant accepté ni le retour au pouvoir de Napoléon 1er ni ses ouvertures pacifiques, s’est immédiatement mise sur le pied de guerre face à l’Empire restauré.

En juin, Napoléon, à la tête d’une armée levée en hâte, prend l’offensive en Belgique, où les coalisés n’ont pas encore réussi à réorganiser totalement leurs troupes démobilisées. L’Empereur sait qu’il ne peut vaincre que s’il parvient à battre séparément les armées de Blücher et de Wellington, qui ne se sont pas encore rassemblées et sur chacune desquelles il a, dans cette configuration, l’avantage du nombre.

L’Empereur parvient dans un premier temps à s’interposer entre ses deux adversaires, mais les combats du 16 juin ne sont pas décisifs.

Laissant à Grouchy le soin de la poursuite des Prussiens de Gebhard Leberecht von Blücher, Napoléon talonne le duc de Wellington.

Celui-ci s’installe sur le plateau de Mont-Saint-Jean et se met en devoir d’attendre Blücher. Mais, durant toutes ses campagnes au Portugal et en Espagne, Arthur Wellesley s’est montré un maître dans l’art de la défensive.

Événement du jour

16 juin

1808

Combat devant Saragosse. Dupont de l'Étang évacue Cordoue.

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