Date et lieu
- 14 octobre 1806 à Auerstaedt (de nos jours Auerstedt), au nord du duché de Saxe, à 15 km au nord d'Iéna, en Thuringe (Allemagne).
Les forces en présence
- Troisième corps de l'armée française (20 000 à 26 000 hommes selon les sources), sous le commandement du maréchal Louis-Nicolas Davout.
- Armée prussienne (60 500 hommes) commandée par le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III et le général Charles-Guillaume-Ferdinand, duc de Brunswick-Lunebourg.
"Bataille d'Auerstedt" (détail). Peint en 1879 par Gaspard Gobaut.
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La bataille d'Auerstaedt oppose l'armée prussienne à une partie de l'armée française sous les ordres de
Louis-Nicolas Davout, parallèlement à la
bataille d'Iéna qui a lieu le même jour.
Davout se bat à un contre trois, mais ni lui-même, ni le duc de Brunswick ne connaissent l'effectif des troupes qui leur sont respectivement opposées. De ce fait, Brunswick commet l'erreur de ne pas envoyer simultanément toutes ses divisions au combat. Au lieu de cela, il les fait attaquer au fur et à mesure du déroulement de la bataille. Cela permet à
Davout de repousser chaque attaque.
Les Français se rendent maîtres du village d'Hassenhausen, et c'est en tentant de le reprendre que Brunswick est tué. C'est le roi
Frédéric-Guillaume III qui prend alors lui-même le commandement de ses troupes, mais sa contre-offensive échoue totalement.
Davout lance alors Friant et Morand sur les ailes de l'armée ennemie, tandis que Gudin porte des coups décisifs en prenant le village de Tauchwitz et la colline d'Eckarstsberg.
Le roi
Frédéric-Guillaume III fait sonner la retraite mais
Davout se lance à sa poursuite. Lorsque les troupes prussiennes rencontrent les fuyards de la
bataille d'Iéna, elles se débandent à leur tour et s'éparpillent. La Prusse n'a désormais plus d'armée.
Ce fait d'armes vaut au troisième corps le privilège d'entrer le premier à Berlin le 27 octobre, avant même l'Empereur.