Napoleon & Empire

Bataille d'Auerstaedt

Date et lieu

  • 14 octobre 1806 à Auerstaedt (de nos jours Auerstedt), au nord du duché de Saxe, à 15 km au nord d'Iéna, en Thuringe (Allemagne).

Forces en présence

  • Troisième corps de l'armée française (20 000 à 26 000 hommes selon les sources), sous le commandement du maréchal Louis-Nicolas Davout. 
  • Armée prussienne (60 500 hommes) commandée par le le général Charles-Guillaume-Ferdinand, duc de Brunswick-Lunebourg et prince de Wolfenbüttel, puis par le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III en personne. 

Pertes

  • Armée française : autour de 4 500 hommes morts, blessés ou disparus. 
  • Armée prussienne : 10 000 morts et blessés (dont le général en chef et plusieurs autres maréchaux ou généraux), 3 000 prisonniers, 115 canons. 
Bataille d'Auerstaedt (detail)
"Bataille d'Auerstedt" (détail). Peint en 1879 par Gaspard Gobaut.
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La situation générale

La création de la Confédération du Rhin, après la bataille d'Austerlitz, a été mal acceptée par les Prussiens. Ceux-ci, aveuglés par la réputation qui s'attache à leur armée depuis Frédéric II, n'hésitent pas, le 1er octobre 1806, à poser un ultimatum à la France, la sommant d'évacuer l'Allemagne. Napoléon réagit en dirigeant la Grande Armée vers le Main pour se porter au devant de l'armée Prussienne qui se concentre en Saxe, à l'abri des montagnes de Thuringe. Le gouvernement de Berlin, qui s'imagine bénéficier de l'initiative face à des Français occupés à concentrer leurs troupes, l'a en fait déjà perdue. Napoléon l'a devancé et se trouve prêt avant lui.

Le plan de campagne de l'Empereur vise à s'emparer de la capitale adverse. Après un premier engagement victorieux à Saalfeld, le 10 octobre 1806, au cours duquel périt le prince Louis de Prusse, Napoléon se met à la poursuite de l'armée prussienne et apprend, le 13 octobre, qu'il l'a rejointe non loin d'Iéna [Jena]. Il envoie donc Louis-Nicolas Davout et Jean-Baptiste Bernadotte en avant, leur ordonnant de franchir la Saale pour se diriger vers Apolda et Weimar et couper la retraite de l'ennemi. Selon ses calculs, tandis que lui-même affrontera le gros de l'armée prussienne, ses maréchaux n'auront en face d'eux qu'une arrière-garde. C'est tout le contraire qui va se produire.


Préliminaires de la bataille

Dans la nuit du 12 au 13 octobre 1806, le commandement prussien décide de se retirer en direction de l'Elbe. Le 13 au matin, l'armée de Charles-Guillaume-Ferdinand, duc de Brunswick-Lunebourg, quitte donc Weimar pour se diriger vers Magdebourg [Magdeburg]. L'avant-garde, avec laquelle marchent le Roi, le duc de Brunswick et le général Wichard Joachim Heinrich von Möllendorf, passe la nuit suivante près d'Auerstaedt. Le lendemain, Gebhard Leberecht von Blücher prend la direction de Kösen à la tête de 28 escadrons de cavalerie et avec le soutien de la division de Friedrich Wilhelm Carl von Schmettau. Celle-ci doit tenir les hauteurs de Kösen pendant que l'armée de Brunswick passera l'Unstrut à Freibourg [Freiburg] et à Laucha. Elle gardera ensuite cette position en attendant l'arrivée des troupes de Frederick Louis de Hohenlohe-Ingelfingen, qui doivent suivre.

A l'aube du 14 octobre, Davout quitte Naumbourg [Naumburg an der Saale] en direction du sud-ouest avec les 26 000 hommes de son seul IIIème Corps. Bernadotte, qui le déteste et le jalouse, s'est en effet refusé à conjuguer leurs forces. Le commandant du IIIe corps a eu beau proposer de laisser à son collègue le commandement de leur entreprise conjointe, rien n'y a fait. Vers 6 heures 30, la division de Charles-Étienne Gudin passe la Saale sur le pont de Kösen. Elle franchit ensuite le défilé du même nom et commence l'escalade du plateau sur lequel se tient le village de Hassenhausen, à 7 kilomètres de la rivière. Comme à Iéna au même moment, un brouillard opaque recouvre la campagne. Un détachement de chasseurs à cheval, envoyé en éclaireur, livre la première escarmouche de la journée en tombant inopinément sur une troupe de cavaliers prussiens. Ceux-ci font partie du détachement de Blücher. D'abord victorieux, les Prussiens sont bientôt arrêtés et refoulés par les carrés d'infanterie français.


Les combats

Premières heures : la division Gudin résiste

Contre l'avis de Brunswick, qui veut attendre des renforts, le roi se range à celui de Moellendorf qui fait valoir la faiblesse des effectifs adverses pour conseiller de les rejeter sans délai dans le défilé de Kösen. Schmettau et Blücher reçoivent en conséquence l'ordre d'attaquer en force. Bien qu'ils n'aient encore devant eux à cette heure-là que la division Gudin et un régiment de chasseurs à cheval, leur offensive se brise sur le 25ème régiment de ligne qui arrête la première colonne ennemie, y sème le désordre et s'empare de deux de ses batteries.

Davout, cependant, prend ses dispositions pour la bataille qui se profile. Il positionne un régiment dans le village d'Hassenhausen, deux autres à droite du village sur une petite éminence, un quatrième à gauche.

Pendant que la division Schmettau s'use sur les tirailleurs de Gudin, Blücher tente de surprendre les Français à la faveur du brouillard. Il fait passer ses escadrons entre Spielberg et Punschrau pour attaquer leur flanc droit et leurs arrières. Mais les régiments auxquels il se heurte se forment en carrés par bataillons et tiennent bon. Encouragés par leurs chefs qui passent de carré en carré entre les charges successives de l'ennemi, les fantassins français réussissent même à repousser leurs assaillants. Ceux-ci, écoeurés par les lourdes pertes qu'ils éprouvent, en viennent à abandonner le combat. Tandis que le gros de la cavalerie prussienne se replie derrière la division Schmettau, quelques uns des escadrons qui ont le plus souffert s'enfuient jusqu'à Eckardtberga. Les chasseurs français, jusque là tenus en réserve, se lancent à leur poursuite.

Sur ces entrefaites – il est alors huit heures trente environ – la division de Leopold Alexander von Wartensleben, forte de dix bataillons, fait irruption sur la zone de combat. Brunswick l'envoie aussitôt soutenir la division Schmettau, qui se bat pour l'heure sur les pentes des buttes qui surplombent Hassenhausen. Face à cette attaque combinée, la division Gudin, seule en ligne depuis plus d'une heure et demie, se trouve en grand danger d'être submergée.

Arrivée de la division Friant

Par bonheur pour elle, c'est le moment que choisit la division de Louis Friant pour déboucher à son tour sur le champ de bataille. Davout la positionne immédiatement sur le mamelon nord, où elle prolonge et soulage la droite de Gudin. Bientôt, Friant est même en mesure de lancer un violent assaut sur ses vis-à-vis, qu'il repousse jusqu'à Spielberg.

Sur le flanc opposé, la situation est plus critique. Le régiment qui compose à lui seul la gauche française se trouve attaqué à la fois de face et de flanc par des forces bien supérieures aux siennes. Le voyant en grand danger, Davout n'hésite pas à détacher deux régiments de son aile droite, où la situation se présente au mieux. Le premier est envoyé au soutien de l'aile gauche, le second prend solidement position à l'intérieur du village d'Hassenhausen. Il n'est que temps, car Brunswick reçoit bientôt le renfort d'une nouvelle division, celle du prince Guillaume d'Orange (Wilhelm Fürst von Nassau-Orange-Fulda, le futur roi Guillaume Ier des Pays-Bas) alignant 10 000 hommes environ. Il est alors entre 10 heures 30 et 11 heures.

Fort de cette nouvelle masse de combattants, Brunswick décide de tenter un nouvel effort au sud de Hassenhausen, où la gauche française lui semble – à raison – beaucoup moins solide que la droite, qui a résisté jusque-là à toutes ses attaques. La manoeuvre qu'il conçoit vise à déborder Davout par le sud et à couper sa retraite vers la Saale. Le général en chef prussien envoie donc l'infanterie de la division Orange soutenir le gros de la division Schmettau, ces deux troupes faisant peser leur poussée sur le village et le mamelon nord. Dans le même temps, la division Wartensleben au complet, renforcée de six bataillons pris à la division Schmettau et de la cavalerie de la division Orange, est lancée à l'assaut des deux régiments français de l'aile sud. Submergés, ceux-ci n'ont d'autre choix que de se replier, pour partie dans le village, pour partie dans les chemins creux qui y mènent.

La division Morand rejoint le combat

La situation devient périlleuse pour le IIIème corps de Davout quand la division de Charles Antoine Morand entre à son tour dans la mêlée par la gauche française, après avoir fait son approche au pas de course. Son irruption, aux alentours de 11 heures, brise l'élan de l'infanterie ennemie. Wartensleben est repoussé. La cavalerie prussienne du prince Guillaume d'Orange, forte de 10 000 cavaliers, tente alors de charger les colonnes françaises, comme l'a fait celle de Blücher un peu plus tôt et sans plus de succès. Les régiments français se forment aussitôt en carrés par bataillons et la repousse. Morand repart aussitôt à l'offensive.

Pendant ce temps, au centre du dispositif, la lutte pour le contrôle du village d'Hassehausen, considéré par les deux généraux en chef comme la clé de la bataille, continue de plus belle. Dans cette défense acharnée, le régiment français qui occupe la première ligne perd la moitié de ses effectifs. Pourtant les attaques prussiennes se font peu à peu moins tranchantes, au fur et à mesure que le feu des tirailleurs français éclaircit les lignes des assaillants. Comme à Iéna presque au même moment, des bataillons prussiens doivent être ramenés de force au combat par leurs officiers. Brunswick, pour ranimer leur courage, se place alors au premier rang d'un bataillon de grenadiers et marche avec eux en direction du village. Un coup de fusil le blesse mortellement. Le général Schmettau tué à son tour, le maréchal Möllendorf blessé, c'est la moitié du haut-commandement de l'armée prussienne qui est tout à coup hors de combat. En outre, la division Friant, au nord, est en train de refouler ses vis-à-vis, mettant la division Schmettau en danger d'être débordée. Pour l'éviter, celle-ci met fin à ses attaques sur Hassenhausen et décroche. Bientôt, c'est le front prussien tout entier qui plie et recule de près de 1 500 mètres en vue de se réorganiser.

Premier recul prussien

La nouvelle ligne s'établit au sud-ouest d'Hassenhausen. La gauche prussienne est à Poppel, le centre à Tauchwitz [Taugwitz], la droite devant Rehausen [Rehehausen]. Désormais, le roi de Prusse en personne commande son armée. Il hésite un moment entre repartir à l'attaque ou faire retraite. Si les trois divisions qui ont combattu jusqu'à présent sont déjà bien entamées, deux autres sont sur le point de les rejoindre. Le roi peut lancer le tout sur les Français ou utiliser les dernières arrivées pour couvrir la retraite du reste. Pendant qu'il délibère, Davout, de son côté, s'occupe à rassembler ses propres troupes. Le combat marque une pause.

Le maréchal français met bientôt fin aux atermoiements du roi de Prusse en passant lui-même à l'offensive. A gauche, la division Morand avance sur Rehausen ; au centre Gudin sort d'Hassenhausen pour nettoyer le village de Tauchwitz ; à droite, Friant attaque celui de Poppel ou un millier de Prussiens mettent bas les armes. L'armée prussienne doit se résoudre à reculer de nouveau, en bon ordre toutefois, toujours en direction du sud-ouest, donc d'Auerstaedt.

Intervention de la division Kalckreuth

A mi-chemin de ce village, le corps d'armée de Friedrich Adolf von Kalckreuth est installé autour de celui du hameau de Gernstedt, la droite côté est, la gauche côté ouest jusqu'à Lissdorf. Cette réserve est composée de deux grosses divisions d'infanterie et de vingt-cinq escadrons de cuirassiers et de dragons, à quoi viennent de s'ajouter, au terme de leur repli, nombre des cavaliers de Blücher. La position est bonne, surplombant un vallon au fond duquel l'ennemi devra traverser un ruisseau, le Lissbach, avant de remonter vers les troupes germaniques. La supériorité numérique des Prussiens, une fois le corps de Kalckreuth réuni aux divisions qui se replient serait de l'ordre de deux contre un. Face à des unités qui se battent depuis le petit matin, les chances d'un succès de nature à effacer les échecs subis jusque là ne sont pas minces. Blücher préconise vigoureusement cette solution et propose d'y préluder par une grande charge de cavalerie. Il est déjà en train de l'organiser lorsque Frédéric-Guillaume III revient sur sa décision initialement favorable.

Retraite prussienne

Le roi de Prusse, en effet, est démoralisé par la perte du général en chef de son armée, la débâcle de son infanterie et le fiasco de sa cavalerie, jugée jusque là imbattable et sans égale. De plus, rien de ce qui est en train de se produire à Iéna n'étant encore venu à sa connaissance, l'espoir lui est permis de réparer bientôt la défaite du jour lors d'une autre bataille, donnée une fois la jonction avec l'armée d'Hohenlohe rétablie. C'est finalement la solution qu'il choisit. Vers 14 heures, il fait sonner la retraite.

Peu après, l'armée de Davout se présente devant la réserve de Kalckreuth laissée en arrière-garde. La division Friant, à droite, déborde le flanc gauche adverse formé par la division d'Alexander Wilhelm von Arnim, qui se trouve simultanément attaquée de front par la division Gudin. Les Prussiens sont repoussés jusqu'à Eckartsberga, laissant derrière eux 22 canons. Sur l'autre aile, la division Morand jaillit du vallon de Rehausen pour assaillir le flanc de la division de Johann Ernst von Kühnheim. Malgré une âpre résistance, cette dernière doit finalement se replier, ainsi qu'une large fraction de la cavalerie.

Kühnheim rallie ses troupes dans Auerstaedt et tente de s'y maintenir. Davout fait arroser le village d'obus. L'incendie oblige les Prussiens à fuir. Le combat cesse alors et Davout installe son campement près de la bourgade en flammes.

De la retraite à la débâcle

A cet instant, la bataille a déjà fait 10 000 victimes prussiennes, morts et blessés confondus. 3 000 combattants supplémentaires sont tombés aux mains des Français. Le reste se replie d'abord en assez bon ordre, en direction de Weimar, par Auerstaedt, Rudersdorf et Willerstedt. Mais, au sud-ouest d'Apolda, les vaincus d'Auerstaedt se trouvent réunis à ceux d'Iéna qui fuient devant la cavalerie de Joachim Murat. Le mélange de ces corps en déroute provoque un désordre irrémédiable. La panique s'empare des soldats prussiens qui jettent leurs armes pour fuir plus à l'aise. Toute organisation abolie, les fuyards courent à toutes jambes vers Weimar au milieu des chevaux de leurs poursuivants, qui les hachent à coup de sabre et entrent avec eux dans la ville. Les survivants poursuivront leur périple vers Erfurt ou Buttlestedt.

Le roi Frédéric-Guillaume gagne à grand-peine Sommerda, à une trentaine de kilomètres du champ de bataille, avec quelques escadrons. La reine Louise de Prusse, de son côté, a dû quitter Weimar vers quatre heures de l'après-midi, aux premiers échos de la défaite.


Conséquences

Cette défaite, conjuguée à celle d'Iéna subie le même jour par le reste de l'armée prussienne, a pour conséquence la dissociation à peu près totale de cette dernière. Le découragement est tel chez ce qui reste de troupe à Frédéric-Guillaume III que des forteresses et des villes vont capituler dans les jours suivants devant de simples régiments de hussards. Trois semaines plus tard, le 27 octobre, Napoléon entre à Berlin, laissant d'ailleurs le IIIème corps et Davout le précéder, en hommage à l'extraordinaire victoire obtenue par ceux-ci face à des troupes deux à trois fois plus nombreuses. Hohenlohe puis Blücher poseront les armes peu après.

Le 30 novembre 1806, un armistice est conclu. La guerre, elle, se poursuivra en Pologne, le roi de Prusse plaçant désormais tous ses espoirs dans l'intervention du Tsar Alexandre Ier. Celui-ci ne justifiera guère sa confiance en sacrifiant son allié après sa propre défaite : le traité signé à Tilsitt [Tilsit] le 9 juillet 1807 coûtera à la Prusse la moitié de son territoire, 5 millions d'habitants et la quasi totalité de ses places fortes, assortis du paiement d'une indemnité de guerre de 120 millions de francs.

Ordre de bataille

  1. Forces Françaises
    1. 3ème Corps d'armée
      1. Commandant en chef : maréchal Louis-Nicolas Davout
      2. Chef d'état-major : général de brigade Joseph Augustin Fournier d'Aultanne
      3. 1ère division : général de division Charles Antoine Morand
        1. Brigade du général Étienne Brouard
        2. Brigade du général Jean Louis Debilly
        3. Brigade du général Joseph Bonnet d'Honnières
        4. Artillerie
      4. 2ème division : général de division Louis Friant
        1. Brigade du général Georges Kister
        2. Brigade du général Pierre Lochet
        3. Brigade du général Louis Grandeau
        4. Artillerie
      5. 3ème division : général de division Charles-Étienne Gudin
        1. Brigade du général Nicolas Hyacinthe Gautier
        2. Brigade du général Claude Petit
        3. Artillerie
      6. Brigade de cavalerie du général Jean Baptiste Théodore Viallanes
      7. Réserve d'artillerie du général de brigade Antoine Hanicque
  2. Armée royale prussienne
    1. Commandant en chef : duc de Brunswick (puis le roi Frédéric-Guillaume III)
    2. Chef d'Etat-Major : colonel Gerhard Johann David von Scharnhorst
      1. Division d'avant-garde: lieutenant-général Gebhard Leberecht von Blücher
        1. Brigade du général Friedrich Gottlieb von Oswald
        2. Brigade de cavalerie
      2. 1ère division : lieutenant-général prince Guillaume d'Orange
        1. Brigade du colonel prince Henry
        2. Brigade du colonel Johann Adolf von Lützow
        3. Brigade de cavalerie du lieutenant-colonel Prince Wilhelm
      3. 2ème division : lieutenant-général Leopold Alexander von Wartensleben
        1. Brigade du général Karl Alexander von Wedel
        2. Brigade du général Johann Jeremias von Renouard
        3. Brigade de cavalerie du général Christan Heinrich von Quitzow
      4. 3ème division : lieutenant-général Friedrich Wilhelm Carl von Schmettau (puis Scharnhorst)
        1. Brigade du général Ludolph August Friedrich von Alvensleben
        2. Brigade du général Dietrich Lebrecht von Schimonsky
        3. Brigade de cavalerie du général Friedrich Daniel Wilhelm von Irwing
        4. Brigade de cavalerie du général Karl Wilhelm von Bünting
      5. Corps de réserve : général d'infanterie Friedrich Adolf, comte von Kalckreuth
        1. 1ère division : lieutenant-général Johann Ernst von Kühnheim
          1. Brigade du colonel August Wilhelm von Pletz
          2. Brigade du général Karl Friedrich von Hirschfeld
          3. Brigade de cavalerie du colonel Karl Friedrich Hermann von Beeren
        2. 2ème Division : lieutenant-général Alexander Wilhelm von Arnim
          1. Brigade du général Johann Matthias von Malschitsky
          2. Brigade du général August Wilhelm Hermann von Zenge

*  *  *

Bernadotte s'appuya, pour refuser de se joindre à Davout, sur le texte même des ordres transmis à celui-ci par Louis-Alexandre Berthier.
« Si M. le maréchal Bernadotte se trouve avec vous, vous pourrez marcher ensemble, mais l'Empereur espère qu'il sera dans la position qu'il lui a indiquée à Dornburg. »
Bernadotte indiqua qu'il entendait se placer là où l'Empereur espérait qu'il fût. Mais, le 13 au soir, il en était si loin – il se trouvait à Naumburg, à six lieues de son objectif – que le mouvement qu'il envisageait était surtout de nature à l'empêcher à participer aux événements du lendemain, ce qui n'était manifestement contraire à la volonté de Napoléon. Celui-ci alla, semble-t-il, jusqu'à envisager de déférer son maréchal en conseil de guerre pour désobéissance à ses ordres.

*  *  *


Lors de l'assaut sur la division Kühnheim, un soldat nommé Péré, surnommé "l'Empereur" par ses camarades du fait de sa ressemblance physique avec Napoléon, se porta seul aux avant-postes en criant : « Mes amis, suivez l'Empereur » lorsque sa compagnie se montra hésitante à avancer sous un feu violent. Son exemple entraîna tout le monde à sa suite et lui valut la Légion d'honneur et le grade de caporal.
Détail de la carte de la bataille d'Auerstaedt
Carte de la bataille
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Crédit photos

 Photos par Lionel A. Bouchon.
 Photos par Marie-Albe Grau.
 Photos par Floriane Grau.
 Photos par Michèle Grau-Ghelardi.
 Photos par Didier Grau.
 Photos par des personnes extérieures à l'association Napoléon & Empire.
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