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Napoléon & Empire

Jean-Baptiste Joseph Fabien Sébastien d’Autriche (1782-1849)

Archiduc d’Autriche, comte de Méran

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Blason de Jean-Baptiste Joseph Fabien Sébastien d’Autriche (1782-1849)

Jean-Baptiste Joseph Fabien Sébastien d’Autriche nait à Florence , en Toscane, le 20 janvier 1782. Son père est le futur empereur du Saint Empire Léopold II (1747-1792). Parmi ses nombreux frères, deux joueront un rôle de premier plan durant la période napoléonienne. L’aîné règnera sur le Saint Empire Romain Germanique sous le nom de François II puis sur l’Autriche sous celui de François Ier. Charles-Louis, plus connu sous le nom d’archiduc Charles, commandera les armées autrichiennes pendant les guerres de la Révolution française et du Premier Empire.

La carrière militaire de l’archiduc Jean débute tôt puisqu’il commande un régiment de dragons dès 1795. Les derniers mois de l’année 1800 le voient à la tête de l’armée impériale. Jean Victor Marie Moreau lui inflige à Hohenlinden une défaite qui met fin à la seconde coalition.

Au cours des années suivantes, Jean-Baptiste d’Autriche remplit les fonctions de directeur général du génie et des fortifications puis de directeur de l’académie militaire thérésienne.

Sa participation aux opérations de la troisième coalition est modeste. Il commande un corps au Tyrol puis passe en Italie où il succède à son frère Charles à la tête de l’armée.

En 1808, il encourage le Tyrol à se doter d’une milice, qui participe activement, peu après, à la rébellion d’Andreas Hofer contre l’occupation franco-bavaroise de la province.

L’année suivante, l’archiduc Jean reçoit le commandement de l’armée d’Autriche intérieure, région regroupant les possessions les plus méridionales des Habsbourg d’Autriche. À ce poste, il lutte en Italie contre le prince Eugène de Beauharnais et remporte sur celui-ci la bataille de Sacile (16 avril 1809) puis celle de Caldiero (27 au 30 avril) avant de s’incliner lors de la bataille de la Piave (8 mai). Réduit à la défensive, il doit fuir en Hongrie où il est de nouveau battu à Raab (14 juin). Cet échec lui interdit de faire sa jonction avec le reste de l’armée avant la bataille de Wagram, au grand dam de son frère Charles, qui le tient pour responsable de ce retard.

Pour l’ensemble de ces faits d’armes, l’archiduc Jean est promu grand-croix de l’ordre militaire de Marie-Thérèse, mais perd son commandement au profit du prince Jean de Lichtenstein.

Sa carrière militaire se résume ensuite au siège de la forteresse de Huningue, tenue par le général Joseph Barbanègre, qui ne rend la ville que le 26 août 1815, plus de deux mois après la seconde abdication de Napoléon.

L’agriculture, la technologie, l’alpinisme, la chasse deviennent par la suite ses nouveaux centres d’intérêt. Il se forge une image de modernisateur et fonde de nombreuses institutions dans des domaines divers tels que l’enseignement, la finance, l’agriculture, l’assurance ou l’industrie. En 1829, l’archiduc Jean contracte un mariage morganatique avec Maria Anna Pilz, fille d’un maître de poste, qui lui vaut d’être exclu de la succession au trône d’Autriche.

Lors des révolutions qui secouent l’Europe en 1848, sa réputation de libéral et de partisan de l’unité allemande conduit l’éphémère parlement de Francfort à l’élire régent du nouvellement créé et très provisoire Empire Allemand, tentative avortée d’unification de l’Allemagne, qui prend fin dès 1849.

Un an plus tard, il devient le premier maire de la ville de Stainz, en Styrie, et occupe cette fonction jusqu’en 1858.

Il meurt à Graz en 1859 et est enterré à Schenna, près de Méran [Merano], dans l'actuelle région du Trentin Haut-Adige.

L’archiduc Jean est l’arrière-grand-père du célèbre chef d’orchestre Nikolaus Harnoncourt (1929-2016)

Portrait en médaillon

"L’archiduc Jean-Baptiste d’Autriche, comte de Méran". Anonyme du XIXe siècle.
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