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Napoléon & Empire

Jean Ambroise Baston de Lariboisière (1759-1812)

Comte de l'Empire, Grand officier de la Légion d'honneur

Blason de Jean Ambroise Baston de Lariboisière (1759-1812)

Jean Ambroise Baston de Lariboisière (ou La Riboisière, ou Lariboisierre, ou encore La Riboissière) voit le jour à Fougères, en Bretagne, le 18 août 1759.

Il embrasse de bonne heure la carrière militaire et sert avant la Révolution dans le même régiment d'artillerie que Napoléon Bonaparte, avec lequel il se lie d'amitié à Valence.

Capitaine en 1791, il combat sous Adam Philippe de Custine à l'armée du Rhin. Après une courte captivité, il participe aux campagnes de la Révolution et du Consulat, toujours comme artilleur, accédant au grade de général de brigade en 1803.

A Austerlitz, Lariboisière se signale par l'emploi de ses batteries contre des colonnes russes engagées sur un étang gelé, causant de lourdes pertes à l'ennemi.

Il gagne à Iéna, le 14 octobre 1806, ses galons de général de division et sa nomination à la tête de l'artillerie de la Garde impériale en brisant plusieurs charges d'infanterie prussienne grâce à la seule artillerie.

C'est à ce poste que La Riboisière s'illustre en 1807 : à Eylau le 8 février, puis devant Dantzig, où il est blessé par un boulet, enfin à Heilsberg et à Friedland, ce qui lui vaut l'honneur de diriger sur le Niémen la construction du radeau sur lequel Napoléon Ier et le tsar Alexandre Ier se rencontrent  en prélude à la paix de Tilsit (ou Tilsitt).

Les années suivantes le voient servir en Espagne en 1808, puis à Essling et Wagram en 1809.

Fait grand officier de la Légion d'honneur en juin 1807, comte de l'Empire en octobre 1808, Lariboisière devient premier inspecteur général de l'artillerie en 1811, avant de prendre part à la campagne de Russie en 1812, au cours de laquelle sa longue expérience d'artilleur fait merveille, que ce soit à Smolensk le 17 août ou à la bataille de la Moskova le 7 septembre. Cette victoire est cependant endeuillée pour lui par la mort au combat de son fils cadet Ferdinand, lieutenant de carabiniers .

A l'issue de la retraite de Russie, Jean Ambroise Baston de Lariboisière meurt d'épuisement et de chagrin à Königsberg en Prusse orientale (de nos jours Kaliningrad en Russie) le 21 décembre 1812.

La dépouille du général repose  aux Invalides, dans la crypte des gouverneurs  de la cathédrale Saint-Louis, et son coeur à l'intérieur d'une chapelle privée  dans le parc de son château de Monthorin.

Le nom "Lariboissière" est inscrit sur la 15e colonne (pilier Est) de l'arc de triomphe de l'Étoile . Une statue en pied du général, signée Léo Roussel, honore sa mémoire sur la façade Nord du Louvre, rue de Rivoli , et une statue équestre signée Georges Récipon (1860-1920) se dresse sur la place Lariboisière de sa ville natale.


L'hôpital Lariboisière, à Paris, ne doit pas son nom au général, mais à sa belle-fille la comtesse Elisa de Lariboisière.

Adresse

Le général de La Riboisière possède à partir de 1807 le château de Monthorin  à Louvigné-du-Désert, près de sa ville natale de Fougères en Ille-et-Vilaine.

Remerciements

Nous exprimons notre gratitude au général de division Christian Baptiste, directeur du Musée de l'Armée, qui nous a autorisés à accéder au caveau des Gouverneurs de la cathédrale Saint-Louis des Invalides, et à M. Mickaël Blasselle, qui nous a guidés pour cette visite en décembre 2011.

Nous remercions également M. Milan, fils de l'actuel propriétaire du château de Monthorin, qui nous a permis de photographier le château et l'intérieur de la chapelle abritant le coeur du général de Lariboisière.

La photo de la statue en pied du général, rue de Rivoli à Paris, nous a été grâcieusement fournie par M. Cyril Maillet, à qui nous exprimons notre reconnaissance.

Portrait en médaillon

"Le comte Jean Ambroise Baston de Lariboisière" par Jean-Baptiste Mauzaisse (Corbeil 1784 - Paris 1844).

Autres portraits

Jean Ambroise Baston de Lariboisière (1759-1812)
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"Le général Jean-Ambroise Baston de Lariboisière et son fils Ferdinand, lieutenant à la première compagnie du premier régiment de Carabiniers à cheval avant la bataille de la Moskowa en 1812" par Antoine-Jean Gros (Paris 1771 - Meudon 1835).