Napoleon & Empire

Bataille navale d'Aboukir (Bataille du Nil)

Date et lieu

  • 1er et 2 août 1798 dans la baie d'Aboukir (Égypte).

Forces en présence

  • Flotte française de 17 navires, commandée par le contre-amiral François Paul de Brueys d'Aigalliers. 
  • Flotte anglaise de 14 navires, commandée par le contre-amiral Horatio Nelson. 
Bataille navale d'Aboukir (Bataille du Nil) (detail)
"Battle of the Nile, August 1st 1798 at 10 pm" (détail). Peint en 1830 par Thomas Luny.
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La bataille navale d'Aboukir, également connue sous le nom de "bataille du Nil", met aux prises :

D'une part, la flotte française de l'expédition d'Égypte, commandée par le contre-amiral François Paul de Brueys d'Aigalliers, composée de 17 bâtiments (13 vaisseaux de ligne et 4 frégates)  :

  1. Le Guerrier
  2. Le Conquérant
  3. La Sérieuse
  4. Le Spartiate
  5. L'Aquilon
  6. L'Artémise
  7. Le Peuple Souverain
  8. Le Franklin
  9. L'Orient (navire amiral)
  10. Le Tonnant
  11. La Diane
  12. L'Heureux
  13. Le Mercure
  14. La Justice
  15. Le Guillaume Tell
  16. Le Généreux
  17. Le Timoléon
D'autre part, une flotte anglaise sous les ordres du contre-amiral Horatio Nelson, comprenant les navires suivants (14 vaisseaux de ligne et un brick) :
  1. HMS Zealous
  2. HMS Audacious
  3. HMS Goliath
  4. HMS Theseous
  5. HMS Vanguard (navire amiral)
  6. HMS Orion
  7. HMS Minotaur
  8. HMS Defence
  9. HMS Leander
  10. HMS Alexander
  11. HMS Swiftsure
  12. HMS Bellerophon
  13. HMS Majestic
  14. HMS Culloden
  15. HMS La Mutine
(les deux derniers ne participent pas à la bataille. Le Culloden est échoué sur un haut-fond à quelques milles au nord et la Mutine s'est portée à son secours).

Après le débarquement de l'armée française devant Alexandrie, dont le port n'offre pas un tirant d'eau suffisant pour les plus gros vaisseaux de la flotte, celle-ci est allé mouiller dans la rade d'Aboukir. Son chef, l'amiral Brueys, a peut-être l'intention de prendre la mer, sur laquelle il se trouverait moins exposé à une attaque. Il n'ose cependant pas le faire avant d'avoir la certitude que l'armée est en sûreté au Caire. Cet appareillage semble avoir été souhaité par Bonaparte lui-même. Malheureusement, l'ordre formel de lever l'ancre qu'il expédie à Brueys à la fin du mois de juillet n'arrivera jamais à son destinataire, le messager ayant été tué en route par des Bédouins.

Elle est déployée en ligne à trois ou 4 kilomètres de la côte et parallèlement à celle-ci.

Le 1er août, Nelson, après l'avoir longuement recherchée, débusque l'escadre francaise et l'attaque sans tarder. Il est environ 18 heures. L'amiral Brueys, peu confiant dans la qualité de ses équipages et d'une partie de ses officiers, décide de combattre en restant à l'ancre, ce qui le prive bien évidemment de toute mobilité.

La moitié des vaisseaux anglais parvient ainsi à se glisser entre la côte et les bateaux français. L'autre moitié s'aligne sur eux du côté est, prenant entre deux feux la moitié environ de la flotte française. Dans la partie attaquée, les dégâts sont aussitôt immenses. L'amiral Brueys est blessé dès le début de l'action mais continue à commander jusqu'à ce qu'un boulet le coupe quasiment en deux vers 19 heures 30, ce qui laisse la flotte sans commandement au plus fort du combat. Plusieurs autres amiraux ou officiers supérieurs sont également tués. L'amiral Villeneuve, pour sa part, sans prendre part à l'action, parvient à s'échapper avec deux vaisseaux de ligne et deux frégates.

Au total, 4 bâtiments sont détruits, dont le vaisseau amiral, l'Orient, qui est incendié et finit par sauter vers 22 heures. Neuf autres sont pris. Les Français comptent 1 700 morts, 1 000 blessés et 2 000 prisonniers ; les Anglais 218 morts et 677 blessés dont Nelson lui-même.

C'est une défaite sévère pour la France dont la flotte est presque totalement détruite (les navires restants, moins performants, subiront le même sort sept ans plus tard à Trafalgar). Le pays ne pourra la remplacer avant plusieurs décennies, abandonnant définitivement la maîtrise des mers aux Anglais.

C'est également un coup d'ores et déjà fatal à une expédition d'Egypte à peine commençante. Bonaparte est maintenant prisonnier sur le sol Egyptien, sans espoir de recevoir aide et renforts, ni même de ramener son armée en France, comme la suite des événements le montrera.

*  *  *
L'amiral Nelson, déjà célèbre, allait recevoir pour cette victoire de nombreux honneurs dont le titre de baron du Nil (qu'il jugea toutefois insuffisant et envisagea un instant de refuser).
Détail de la carte de la bataille navale d'Aboukir (Bataille du Nil)
Carte de la bataille
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Commentaire
  • mardi 17 mai 2011 à 18h14, par Dorian Sellin (Nevez, France)

    Contre qui a-t-il combattu ? Et pourquoi ?
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