La bataille navale d'Aboukir, également connue sous le nom de "bataille du Nil", met aux prises :
D'une part, la flotte française de l'expédition d'Égypte, commandée par le contre-amiral François Paul de Brueys d'Aigalliers, composée des 17 vaisseaux suivants :
- Le Guerrier
- Le Conquérant
- La Sérieuse
- Le Spartiate
- L'Aquilon
- L'Artémise
- Le Peuple Souverain
- Le Franklin
- L'Orient (navire amiral)
- Le Tonnant
- La Diane
- L'Heureux
- Le Mercure
- La Justice
- Le Guillaume Tell
- Le Généreux
- Le Timoléon
D'autre part, une flotte anglaise sous les ordres du contre-amiral Horatio Nelson, comprenant les navires suivants : - HMS Zealous - HMS Audacious - HMS Goliath - HMS Theseous - HMS Vanguard (navire amiral) - HMS Orion - HMS Minotaur - HMS Defence - HMS Leander - HMS Alexander - HMS Swiftsure - HMS Bellerophon - HMS Majestic (deux autres vaisseaux anglais ne participent pas à la bataille : le Culloden, qui est échoué sur un haut-fond quelques milles au nord, et la Mutine, qui s'est portée à son secours).
C'est une défaite sévère pour la France, qui déplore dix-sept cents morts (dont Brueys d'Aigalliers) et trois mille prisonniers, contre deux cent dix-huit tués seulement parmi les hommes d'Horatio Nelson.
De plus, la flotte française est presque complètement détruite (les navires restants, moins performants, subiront le même sort sept ans plus tard à Trafalgar). Le pays ne pourra la remplacer avant plusieurs décennies, abandonnant la maîtrise des mers aux Anglais pour tout le XIXème siècle.