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Napoléon & Empire

Bataille de Bailén

Date et lieu

  • 19-22 juillet 1808 à Bailén ou Baylen, ville d’Andalousie (de nos jours dans la province de Jaén, en Espagne).

Forces en présence

  • Armée française (20 000 à 24 000 hommes, dont 2 750 cavaliers, 21 canons) sous le commandement du général Pierre Antoine Dupont de l’Étang. 
  • Armée espagnole (29 000 à 35 000 hommes, dont 3 200 cavaliers, 28 canons) commandée par les généraux Don Francisco Javier Castaños Aragorri Urioste y Olavide et Théodore de Reding de Biberegg. 

Pertes

  • Armée française : de 2 000 à 2 600 morts, 400 blessés, plus de 17 000 prisonniers. 
  • Armée espagnole : 240 morts, 740 blessés ou le contraire (selon les sources) 
Bataille de Bailén (detail)
« Rendición de Bailén » (détail). Peint en 1863 par José Casado del Alisal.
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Mission et moyens confiés à Dupont

Le 24 mai 1808, le général Dupont de l’Étang, un des plus brillants divisionnaires français, à qui un bâton de maréchal semble promis, quitte Tolède [Toledo] avec les 12 000 hommes du 2e corps d’observation de la Gironde. Il a pour mission d’aller secourir à Cadix [Cádiz] l’amiral François Étienne de Rosily-Mesros et les restes de la flotte française battue à Trafalgar. Ces derniers, depuis le soulèvement de l’Espagne au début de mai 1808, sont piégés entre le blocus anglais qui les empêche de quitter le port, et les entreprises des autorités insurrectionnelles, bien décidées à s’emparer des vaisseaux français.

Les troupes qui sont confiées à Dupont sont bien différentes de celles qu’il a eu l’habitude de diriger lors des campagnes précédentes. Il ne dispose cette fois que de jeunes conscrits, de soldats de deuxième zone et d’unités de réserve tenues jusqu’ici à l’écart des combats. Le commandement français a jugé de telles forces suffisantes pour ce qui s’annonce, selon lui, comme une promenade militaire. Elles sont réparties entre trois divisions d’infanterie confiées aux généraux Gabriel Barbou des Courières, Dominique Honoré Antoine Vedel et Bernard Georges François Frère. S’y ajoutent une division de cavalerie sous les ordres du général Maurice Ignace Fresia, un bataillon des marins de la Garde et diverses unités d’artillerie et du génie. Des régiments suisses précédemment au service de l’Espagne, enrôlés de force, complètent les effectifs.


Début de la campagne : combat du pont d'Alcolea, prise de Cordoue

Le 7 juin, les troupes de Dupont arrivent devant Cordoue [Córdoba], après avoir dispersé ses défenseurs à la bataille du pont d’Alcolea . Elles prennent la ville, la pillent quatre jours durant, puis s’y installent. C’est là que leur parvient la nouvelle de la reddition de Rosily-Mesros à Cadix, survenue le 14. Cette péripétie invalide le but principal de l’expédition. En outre, Dupont apprend que les juntes de Séville [Sevilla] et de Grenade [Granada] rassemblent, sous les ordres du général Castaños, une nouvelle armée de 40 000 hommes qui s’apprête à se porter sur Cordoue. Conséquemment, le 16, le 2e Corps évacue la ville pour se rapprocher de ses bases. La marche est lente, car les traînards subissent les attaques de guérilleros dont le pillage de Cordoue a exaspéré la haine et qui n’hésitent pas à pratiquer les pires atrocités sur leurs victimes. Le moral des soldats français en est sérieusement ébranlé.

Le 18 juin, Dupont s’établit à Andújar . La position de Bailén  offrirait de meilleures garanties défensives ; l’offensive est plus aisée depuis celle que choisit le général français. Les ordres qu’il a reçus et, probablement, son désir de se signaler par une victoire lui font préférer cette solution. Cependant, se trouvant trop faible au milieu d’une province en plein soulèvement, où les petites unités isolées sont promises au massacre, Dupont réclame à plusieurs reprises des renforts à Madrid. Les nouvelles autorités madrilènes — Joseph Bonaparte vient d’être proclamé roi le 6 juin précédent et Anne Jean Marie René Savary a remplacé Joachim Murat, malade, dans une partie de ses attributions — font droit à sa demande. Deux divisions supplémentaires, celles des généraux Vedel et Jacques Nicolas Gobert, partent pour le rejoindre. Ces secours ont pour missions complémentaires de convoyer les vivres dont le 2e corps manque cruellement, et de reprendre la maîtrise de la route de la Sierra Morena, alors sous le contrôle des insurgés. Il est en effet essentiel de les en débusquer puisque cette voie constitue non seulement la ligne de retraite du corps de Dupont, mais surtout, aux yeux du gouvernement, le chemin par lequel les forces espagnoles d’Andalousie peuvent menacer Madrid.


Arrivée de renforts

Le général Vedel quitte Tolède le 19 juin, à la tête de près de 10 000 hommes et de dix canons. Attaqué le 26 par les 2 000 guérilleros de don Pedro Valdecañas dans le défilé de Despeñaperros, qui traverse la Sierra Morena, il les met en fuite, laisse un bataillon à la garde du passage et rejoint Dupont.

Le général Gobert sort de Madrid le 2 juillet par le Camino Real, avec une division tirée de l’armée des Côtes de l’océan. Ses troupes, toutefois, ne constituent plus à proprement parler un renfort puisqu’elles ne font que remplacer celles du général Frère, parties se mettre aux ordres du maréchal Bon-Adrien Jannot de Moncey à Valence [Valencia]. Gobert doit en outre à nouveau sécuriser la route, dont les insurgés se sont encore une fois rendus maîtres aussitôt après le passage de Vedel. Pour assurer les communications entre Andújar et la capitale, il est ainsi amené à laisser le long du chemin une large part de ses effectifs. Le reste, soit une brigade environ, rejoint le 2e corps vers le 7 juillet.

Au moment où commencent les opérations qui vont directement mener à la bataille de Bailén, les forces de Dupont sont excessivement dispersées. Les divisions Gobert, Vedel et Dupont occupent respectivement La Carolina, Bailén et Andújar. Il y a donc plus de 50 kilomètres entre les deux extrémités du dispositif. De plus, les soldats français sont exténués par la chaleur intense et souffrent de la soif.


Préliminaires de la bataille : combat de Mengibar

Le 15 juillet, une partie des bataillons de Vedel se heurte à la division espagnole du général Reding et lui interdit la traversée du Guadalquivir  à Mengíbar . À l’issue de l’engagement, Vedel rejoint Dupont à Andújar avec toutes ses troupes alors que son chef ne lui a réclamé qu’une brigade au maximum. Les Espagnols en profitent pour franchir le fleuve  le lendemain et s’installer dans le village. Gobert, accouru sur place avec sa division, est mortellement touché en tentant sans succès de les en empêcher. Le général François Bertrand Dufour le remplace et ramène ses soldats à Bailén puis à La Carolina.

Dans l’intervalle, Vedel, à peine parvenu à Andújar, est immédiatement renvoyé vers Bailén, qu’il découvre à son arrivée vide de troupes espagnoles. Il en déduit à tort (à moins qu’il n’ait eu la naïveté de croire aux fausses informations fournies par la population) que l’ennemi a pris la route de La Carolina  derrière Dufour et se lance à sa poursuite. Reding, en fait, a attendu l'arrivée de Coupigny avant de pousser son avantage. Une fois la jonction assurée, la position de Bailén s'offrant pour ainsi à eux, les Espagnols ne se font pas faute d’en profiter. L’armée française est coupée en deux.

La situation impose de rétablir de toute urgence les communications entre les deux tronçons, donc de se resaisir de Bailén avant que les Espagnols ne l’occupent en force. Dupont laisse pourtant passer une journée sans agir.


Les combats

Le 18 au soir, à la faveur de la nuit, Dupont quitte Andújar en échappant à la surveillance des troupes de Castaños installées non loin de là en nombre très supérieur aux siennes. Le lendemain à l’aube, la tête de la colonne française atteint le pont  sur le río Rumblar , à cinq kilomètres de Bailén. Elle s’y heurte à un détachement espagnol qu’elle repousse pour avancer jusqu’au hameau de Ventorrillo , un kilomètre plus loin. Arrivée non loin de Bailén, au lieu-dit la Cruz Blanca , elle est à son tour refoulée par l’avant-garde adverse.

Reding ordonne alors à ses troupes de se déployer à la sortie de Bailén. Elles s’exécutent en occupant les hauteurs qui dominent les routes par lesquelles se présenteront les Français. Les ailes sont installées sur les collines de San Valentin, du Zumacar Grande, du Cerrajón  et de Haza Walona  ; l’arrière-garde sur celles de San Cristobal et d’El Ahorcado, afin de surveiller un éventuel retour de Vedel. Francisco Javier Venegas de Saavedra commande le flanc gauche ; Antoine Malet de Coupigny dirige celui de droite ; Reding, du centre, supervise l’ensemble du dispositif. Les Espagnols alignent à peu près 20 000 hommes. La colonne de Dupont n’en comprend guère que 9 000.

Entre quatre et six heures du matin (selon les sources), une fois que Dupont a rejoint son avant-garde et que le gros de la colonne française est arrivé sur le Rumblar, la bataille s’engage. Dupont fait d’abord donner les cuirassiers et dragons de Privé, soutenus par les fantassins suisses de Jean Adam Schramm. La droite espagnole, postée sur la colline d’Haza Walona , subit plusieurs assauts et finit par céder bien que le terrain, constitué en grande partie d’oliveraies  , soit défavorable aux évolutions de la cavalerie française. Curieusement, celle-ci se retire sans exploiter son succès. Les Suisses de Schramm prennent alors son relais, mais se retrouvent en face de concitoyens se battant dans le camp opposé et décident de se dispenser d’un affrontement fratricide. Dupont fait ensuite donner la brigade du général Théodore Chabert. Les canons des Espagnols la forcent à rebrousser chemin et leur cavalerie la raccompagne sans douceur, après quoi les dragons de Privé sont envoyés à la rescousse pour rétablir la situation. Tous ces flux et reflux n’aboutissent en fin de compte qu’à laisser chacun sur ses positions de départ.

Vers neuf heures du matin, Venegas, appuyé de quelques cavaliers, tente d’occuper les hauteurs qui surplombent le flanc gauche français : Zumacar Chico  et Zumacar Grande . Il est repoussé.

La troisième offensive française se produit une heure plus tard. Les chasseurs de Claude François Dupré et l’infanterie de Chabert cherchent à percer le centre du dispositif espagnol. Mais, comme lors de la seconde attaque, l’artillerie espagnole disloque les colonnes françaises. Par ailleurs, la chaleur du jour commence à peser sur les épaules des soldats.

Peu après, les Espagnols passent à leur tour à l’offensive par une opération combinant cavalerie et infanterie. Les troupes impériales reculent. Une charge des cuirassiers et des dragons français, menée conjointement par Ythier Sylvain Pryvé (ou Privé) et Dupré, semble un instant pouvoir réussir. Faute d’un soutien suffisant de fantassin, son succès reste passager et sans effet notable. La température devient accablante. Ravitaillés en eau par la population (une certaine Maria Bellido y gagne une réputation qui a traversé les siècles), les Espagnols en souffrent moins que les Français qui ne peuvent compter sur le Rumblar , à sec. Reding est même en mesure de faire refroidir ses canons, qui se montrent ipso facto plus efficaces que ceux de ses adversaires.

Pour Dupont, la situation apparaît d’ores et déjà quasi désespérée : une demi-journée de combat n’a pas permis de briser le verrou espagnol ; rien n’annonce l’arrivée imminente de Vedel ; celle de Castaños peut survenir à tout moment. En conséquence, le général en chef français concentre ses forces pour une attaque de la dernière chance. Tout ce qui reste de troupes disponibles et capables de combattre est lancé à l’assaut du centre ennemi. En vain. L’artillerie espagnole, une nouvelle fois, foudroie les bataillons français et brise leur progression. Les cavaliers venus au secours de leurs camarades sont balayés à leur tour et le général Dupré succombe dans cette vaine tentative.


Suspension des hostilités

Dupont entreprend néanmoins un suprême effort pour percer les lignes adverses à la tête des rares soldats encore en état de lutter. Il n’en compte guère plus de 2 000, dont 400 marins de la Garde impériale. Les autres sont morts, blessés, ou ont baissé les bras et quitté le champ de bataille, épuisés par la chaleur et la soif (la température dépasse les 40 degrés). Malgré la présence des généraux en première ligne, ce sursaut final est un ultime échec. Dupont lui-même subit une blessure aux reins et cède soudain au même abattement que ses troupes. Contre l’avis du général Privé, qui tente sans succès de ranimer l’ardeur de son chef en faisant valoir les hypothèses favorables existantes, il sollicite une suspension d’armes. Reding accepte. Les belligérants conviennent de rester chacun sur leurs positions durant les négociations.

À 14 heures, Castaños, arrivé devant le Rumblar, s’arrête sitôt qu’informé du cessez-le-feu. Le général en chef espagnol n’aura ainsi joué qu’un rôle de figurant dans la bataille dont il est nominativement le vainqueur.


Intervention de Vedel

Vers 16 ou 17 heures, Vedel entre enfin en lice. S’il a marché au son du canon, il n’a pourtant pas mis moins de 10 heures pour franchir les 23 kilomètres qui séparent La Carolina de Bailén, peut-être par incapacité d’envisager un revers français. Toujours est-il que sa lenteur le fait arriver trop tard pour renverser la situation. Dans un premier temps, il n’en attaque pas moins la division espagnole de Coupigny postée au nord-est de Bailén, sur les collines de San Cristobal et El Ahorcado, en surplomb de la route de Madrid. Mais Dupont, qui a inclus les forces de Vedel dans le cessez-le-feu, lui ordonne par écrit d’interrompre cette opération, pourtant en passe d’être couronnée de succès. À 18 heures, les combats prennent fin, définitivement cette fois.

Le lendemain, Vedel, soutenu par ses généraux, ses officiers supérieurs et la troupe, qui se montre particulièrement irritée de l’inaction forcée dans laquelle on la tient, propose à son chef de reprendre les hostilités. Devant le refus de Dupont, il part dans la soirée pour Madrid par la Sierra Morena, ne se considérant pas comme lié par la suspension d’armes, décidée en son absence et sans qu’il ait été vaincu. Dupont lui fait alors parvenir par courrier l’ordre exprès de s’associer à la capitulation. Il argue que les Espagnols, selon qui le départ de Vedel rompt les conditions du cessez-le-feu, menacent de massacrer le reste des unités françaises. Vedel décide d’obéir, mais ses troupes se montrent plus difficiles à convaincre. La partie la moins belliqueuse entend poursuivre sa route sur Madrid, l’autre veut revenir sur ses pas pour délivrer l’armée de Dupont. Toutes finissent cependant par se plier à la discipline militaire et s’en retournent, selon les ordres, prendre position près de Bailén en attendant l’issue des négociations.


Reddition et signature de la Convention d’Andujar

Pendant ce temps, les pourparlers ont commencé, dans une maison de poste  sise près de Villanueva de la Reina. Dupont, malade, est représenté par Chabert. Léonard Charles de Villoutreys, écuyer de Napoléon, et Armand Samuel de Marescot, premier inspecteur général du génie, l’accompagnent comme témoins. Dupont espère que la présence du dernier cité, Grand Officier de l’Empire et ancienne connaissance de Castaños, adoucira celui-ci. Les négociateurs espagnols se montrent néanmoins intraitables, surtout une fois en possession d’un courrier de Savary qui leur révèle combien les troupes de Dupont sont attendues avec impatience à Madrid. Castaños, s’il n’a joué qu’un rôle minime dans la victoire des siens, va par contre en tirer un profit maximal. Il n’accepte rien d’autre qu’une reddition totale. Les Français finissent par s’y résigner et signent le 22 juillet 1808 la Convention d’Andújar.


Bilan

Le lendemain, selon ses termes, plus de 17 000 Français, à qui ont cependant été accordés les honneurs de la guerre, défilent devant leurs vainqueurs et rendent leurs armes, leurs aigles et leurs drapeaux. 2 500 autres (dont 1 500, faute de soins) ont laissé leur vie sur le terrain. Les Espagnols, de leur côté, ont perdu environ 1 000 hommes.

Poussée par l’Angleterre, la junte de Cadix refuse de ratifier les articles signés à Andújar. Dupont et ses généraux sont rapidement rapatriés par bateau à Marseille et Toulon tandis que leurs soldats, au nombre de près de 16 000, loin d’être renvoyés en France comme cela est convenu, sont conduits à Cadix. La plupart y seront détenus sur des pontons (des navires privés de leur mâture et transformés en prisons), ce qui équivaut à peu près à une condamnation à mort, la clémence en moins toutefois. En février 1809, une partie d’entre eux sera déportée sur l’île de Cabrera, une autre aux Canaries. Tous connaîtront des conditions de détention draconiennes et rares seront les survivants libérés en 1814. Les officiers, moins mal traités, seront cependant déplacés en toute illégalité vers l’Angleterre en 1810.


Conséquences

L’annonce de cette défaite, la première subie par une armée impériale, provoque un choc dans l’opinion européenne. Venant après trois années de triomphes remportés par la Grande-Armée à travers l’Europe, elle révèle au monde que les troupes françaises ne sont pas invincibles et relève le courage de tous les ennemis de la France.

En Espagne, elle déclenche l’enthousiasme de la population et amène les insurgés à ne plus limiter leurs ambitions à une guerre défensive. Elle les incite également à organiser un commandement unifié de toutes les résistances locales, ce qui aboutira à la création de la Junte centrale [Junta Suprema Central y Gubernativa del Reino] d’Aranjuez.

Dans l’immédiat, le roi Joseph, installé dans sa capitale le 20 juillet, la quitte précipitamment dès le 30, deux jours avant que les insurgés n’y pénètrent. Les troupes françaises se replient derrière l’Èbre et le premier siège de Saragosse est interrompu. Napoléon en personne devra intervenir sous peu dans la péninsule pour y rétablir la situation, amenant avec lui des renforts importants, qui manqueront un jour sur d’autres théâtres d’opérations.

Pour sa part, dès son retour en France, le signataire de cette capitulation catastrophique est arrêté, jugé par un conseil d’enquête, destitué de ses grades, décorations, titres et dotations, et emprisonné. Marescot, Vedel et Chabert sont également condamnés.


On a parfois imputé la reddition de Dupont à sa volonté de conserver les fruits du pillage de Cordoue. Ceux-ci auraient été acheminés dans une profusion de voitures accompagnant l’armée. Certaines sources espagnoles, comme telles peu suspectes de complaisance à l’égard du général français, fournissent un inventaire du convoi. Il ne s’y trouve rien qui puisse corroborer ce soupçon : les huit fourgons, cent trente-huit caissons et seize voitures comptabilisés ne paraissent pas de trop pour transporter blessés et matériel.


Après sa victoire, Javier Castaños dut attendre 1833 pour recevoir le titre de duc de Bailén.


Rarement le rôle de l’artillerie aura-t-il été aussi décisif que dans cette bataille. Le succès des Espagnols résulte en effet pour l’essentiel de la supériorité de leur puissance de feu et de la meilleure précision de leurs canons.


Les aigles perdues à Bailén furent récupérées par Jean-de-Dieu Soult en février 1810, lors de la prise de Séville.


Il est permis de considérer que l’imprévoyance du haut commandement français, qui sous-estima gravement l’ardeur et la détermination des Espagnols en ce début d’insurrection, atténue fortement la responsabilité de Dupont.
Détail de la carte de la bataille de Bailén
Carte de la bataille
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Crédit photos

 Photos par Lionel A. Bouchon.
 Photos par Marie-Albe Grau.
 Photos par Floriane Grau.
 Photos par Michèle Grau-Ghelardi.
 Photos par Didier Grau.
 Photos par des personnes extérieures à l'association Napoléon & Empire.
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