André Joseph Abrial (1750-1828)
Comte de l'Empire
Abrial (blason)
André Joseph Abrial voit le jour à Annonay le 19 mars 1750. D'abord fonctionnaire aux ministère des Affaires étrangères puis gérant d'un comptoir au Sénégal, Abrial, handicapé par son bégaiement, n'exerce guère son métier d'avocat avant la Révolution.
Durant celle-ci, il mène une prudente carrière, essentiellement comme commissaire du pouvoir près la Cour de cassation.
Après le 18 brumaire, il se rallie au nouveau régime et se voit choisi comme ministre de la Justice, essentiellement pour son passé politique vierge et, quand même, son expérience de juriste (25 décembre
1799).
A ce poste, il réorganise la justice, parvient à fondre anciennes et nouvelles lois dans le Code Civil et favorise le retour des émigrés.
Il quitte son ministère le 13 septembre
1802 pour entrer au Sénat.
Napoleon le fait ensuite Grand officier de la Légion d'Honneur en
1804, comte de l'Empire en
1808, avant de lui servir de témoin lors de son second mariage, en
1811.
Toutes ces faveurs n'empêchent pas Abrial de voter la déchéance de l'Empereur le 3 avril
1814.
Pair sous la Restauration, il se tient à l'écart durant les Cent-jours et vote la mort de
Ney après le second retour de
Louis XVIII.
Il meurt à Paris le 13 novembre 1828.
* * *
La tombe

d'André Joseph Abrial se trouve au cimetière parisien du Père Lachaise, division 28.
Portrait en médaillon
"Le comte André Joseph Abrial". Estampe du XIXème siècle.