11
janvier 1797 – Livourne est évacuée contre
le versement d'un million. – 14
janvier 1797 – Victoire
de Rivoli. – 16
janvier 1797 – Bataille de la Favorite. – 24
janvier 1797 – Les Autrichiens quittent Bassano. –
31
janvier 1797 – L'armistice conclu avec le Pape
est rompu.
1er
février 1797 – Napoléon Bonaparte entre
à Bologne. – 2
février 1797 – Le général autrichien
Dagobert von Wurmser capitule
à Mantoue
.
– 9
février 1797 – Ancône est prise. – 12
février 1797 – Bonaparte reçoit du Pape
l'annonce de l'envoi de plénipotentiaires en vue de discuter de
la paix. – 13
février 1797 – Milan se voit intimer l'ordre
de livrer 10 000 quintaux de blé, 50 000 pintes d'eau-de-vie, 200
000 pintes de vin, 2 000 quintaux de riz ; à Modène sont
réclamées 100 000 pintes d'eau-de-vie et 50 0000 pintes
de vin, à Ferrare, 10 000 quintaux de blé, 100 000 pintes
d'eau-de-vie, 200 000 pintes de vin, 1 500 quintaux de riz, à Bologne,
3 000 quintaux de blé, 27 000 pintes d'eau-de-vie, 100 000 pintes
de vin. Le tout, ainsi que le blé, le vin et l'eau-de-vie saisis
dans les terres des prélats romains est destiné à
l'intendance française de Mantoue. – 14
février 1797 – Des conférences de paix
s'ouvrent avec le Saint-Siège. – 15
février 1797 – Les prêtres réfractaires
français sont autorisés par Bonaparte à demeurer
dans les États pontificaux. – 19
février 1797 – Le traité de paix avec
le Pape est signé à
Tolentino ; il prévoit que quinze millions s'ajouteront aux
seize millions de contribution non encore payés. –
20
février 1797 – Rétablissement de l'École
française à Rome.
9
mars 1797 – Le quartier général de Napoléon Bonaparte
est déplacé à Bassano. – 12
mars 1797 – Passage du Piave et reprise des hostilités.
– 16
mars 1797 – Bataille de Tagliamento. – 19
mars 1797 – Prise de Gradisca. – 22
mars 1797 – Lettre de Bonaparte aux magistrats de Trieste :
« Une terreur injuste précède l'armée
française. Vos habitants fuient et s'alarment mal à propos
pour leurs propriétés, leur vie et leur religion. Rassurez
vos concitoyens ; l'armée française ne fait pas la
guerre aux peuples qui se conduisent bien ». – 23
mars 1797 – Entrée à Trieste. – 24
mars 1797 – Bonaparte transmet au Directoire un inventaire
des magasins de la place de Goritz ; il annonce : « Nous
sommes maîtres des célèbres mines d'Idria ; nous
y avons trouvé des matières préparées pour
deux millions ; on va s'occuper à les charroyer : si
cette opération se fait sans accident, elle sera fort utile à
nos finances ». – 25
mars 1797 – Quarante-huit heures sont accordées
aux habitants du comté de Goritz pour livrer leurs armes à
feu. – 26
mars 1797 – La ville de Trieste se voit imposer une
contribution militaire de trois millions avec menace de l'augmenter d'un
tiers en cas de retard de paiement. – 29
mars 1797 – Entrée à Klagenfurt. –
31
mars 1797 – Offres de paix de Bonaparte à l'archiduc
Charles.
1er
avril 1797 – Napoléon Bonaparte adresse une proclamation
au peuple de la Carinthie : « Habitants de la Carinthie,
je le sais, vous détestez autant que nous, et les Anglais, qui
seuls gagnent à la guerre actuelle, et votre ministère qui
leur est vendu... Eh bien, malgré l'Angleterre et les ministres
de la cour de Vienne, soyons amis ! ». – 5
avril 1797 – Le gouvernement de Venise est requis de
saisir tous les capitaux appartenant au duc de Modène. – 7
avril 1797 – Bonaparte et le haut commandement autrichien
conviennent d'une suspension d'armes de cinq jours. – 9
avril 1797 – Bonaparte menace le doge de Venise :
« De tous les côtés les cris de ralliement des
paysans que vous avez armés et soulevés est : Mort
aux Français... Si vous ne faites pas arrêter et livrer en
mes mains les auteurs des assassinats qui viennent de se commettre, la
guerre est déclarée ». – 13
avril 1797 – Prolongation de la suspension d'armes jusqu'au
20 avril. – 15
avril 1797 – Conférence à Leoben, avec
les plénipotentiaires autrichiens. – 16
avril 1797 – L'évêque de Vérone
déclare en chaire, en ce dimanche de Pâques, et en invoquant
les écritures saintes, qu'il est permis, et même méritoire,
de tuer les Jacobins. – 17
avril 1797 – Les Français du Véronais
sont massacrés. – 18
avril 1797 – Les préliminaires de la paix sont
signés à Leoben.
– 26
avril 1797 – Bonaparte fait savoir au général
Victor son «
étonnement » de le voir rester inactif à
Trévise au lieu de disperser les rassemblements de paysans révoltés.
« Si dans quelques villages vous trouviez de la résistance
par la force des armes, vous êtes autorisé à mettre
le feu à ces villages. »
3
mai 1797 – Le ministre de France près la République
de Venise reçoit de Napoléon Bonaparte l'ordre de « sortir
de la dite ville » ; les généraux
de l'armée d'Italie celui de « traiter en ennemi
les troupes de la République de Venise et de faire abattre dans
toutes les villes le lion de Saint-Marc ». – 6
mai 1797 – La ville de Vérone doit payer une
imposition de 170 000 sequins, fournir du cuir pour 40 000 paires de souliers
et 2 000 paires de bottes, 12 000 paires de culottes, 12 000 vestes, 4
000 habits, 12 000 chemises, 12 000 paires de guêtres, 12 000 chapeaux,
12 000 paires de bas. L'argenterie et les tableaux appartenant aux églises
et aux établissements publics seront confisqués au bénéfice
de la République française. Les Véronais seront désarmés.
Les cinquante responsables principaux du massacre des Français
seront déportés en Guyane, sauf les nobles, qui seront fusillés.
– 14
mai 1797 – Bonaparte au Directoire : « J'organise
la République cisalpine... Le million pour Toulon, que je vous
ai annoncé, part demain. Un autre million part après-demain,
il pourra servir à vivifier notre marine de Brest... Le Pape
nous a donné huit millions de diamants qui, à l'évaluation
de Modène, ne valent pas davantage que 4 500 000 francs... Treize
ou quatorze millions d'arriéré, que nous avions à
l'armée, vont être payés en biens nationaux du pays ».
– 15
mai 1797 – Venise est occupée ; le doge
s'enfuit et est remplacé par une municipalité provisoire.
– 16
mai 1797 – Signature d'un traité de paix avec
Venise : la ville s'engage à verser trois millions tournois,
en numéraire ; à fournir, pour trois autres millions tournois
d'objets de toutes sortes nécessaires à la marine, à
remettre à la République française trois vaisseaux
de ligne et deux frégates, ainsi que vingt tableaux et cinq cents
manuscrits au choix du général en chef. – 19
mai 1797 –La Romagne est réunie à la République
cispadane par ordre de Bonaparte. – 22
mai 1797 – Douze mille ouvriers, sous la direction de
Philippe Doria, exigent à Gênes le rétablissement
de la démocratie et l'abolition du gouvernement patricial. –
25
mai 1797 – Des négociations pour la paix entre
l'Autriche et la République française s'ouvrent à
Mombello ; la République est représentée par
Bonaparte et Clarke. – 26
mai 1797 – Napoléon Bonaparte à la municipalité
de Venise : « Dans toutes les circonstances, je
ferai tout ce qui sera en mon pouvoir pour vous donner des preuves du
désir que j'ai de voir se consolider votre liberté ».
Du même au Directoire à propos des négociations de
Mombello : « Venise peut difficilement survivre
aux coups que nous venons de lui porter. Population inepte, lâche
et nullement faite pour la liberté... Nous prendrons tous les vaisseaux,
nous dépouillerons l'arsenal, nous enlèverons tous les canons,
nous détruirons la banque, nous garderons Corfou et Ancône
pour nous. »
6
juin 1797 – Une convention secrète est signée
entre la République française et celle de Gênes ;
elle stipule que le gouvernement de Gênes cède la place à
une commission provisoire. – 7
juin 1797 – La liste des membres du gouvernement provisoire
arrêtée par Napoléon Bonaparte est transmise au doge
de Gênes. – 13
juin 1797 – Bonaparte trace sa conduite à l'amiral
Perrée, commandant de la marine française dans l'Adriatique :
« Vous direz au gouvernement provisoire de Venise que
la conformité des principes qui existe aujourd'hui entre la République
française et celle de Venise, et la protection immédiate
que la République française lui accorde, exigent qu'elle
mette promptement ses forces maritimes sur un pied respectable... Vous
vous emparerez de tout sous ce prétexte, tâchant cependant
de vivre toujours en bonne intelligence et de faire aider à notre
service tous les ouvriers et employés de la marine de la République
de Venise, ayant sans cesse à la bouche l'unité des deux
Républiques, et vous servant toujours du nom de marine
vénitienne... Par un article secret, les Vénitiens doivent
fournir à la République trois millions d'approvisionnements
pour la marine de Toulon ; mais mon intention est de m'emparer pour
la République de tous les vaisseaux vénitiens et de tous
les approvisionnements possibles pour Toulon ». – 14
juin 1797 – La république ligurienne est proclamée
à Gênes. – 16
juin 1797 – Le pays vénitien reçoit de
Bonaparte une nouvelle organisation administrative. – 22
juin 1797 – La République des Grisons sollicite
Bonaparte afin d'obtenir sa médiation dans la crise qui l'oppose
aux habitants séparatistes de la Valteline. – 23
juin 1797 – Dumolard, membre du Conseil des Cinq Cents,
dénonce la « diplomatie secrète »
du Directoire et son agent Bonaparte. Il interpelle le gouvernement « sur
les événements qui ont suivi, dans les États de Venise,
le manifeste du général Buonaparte ».
– 29
juin 1797 – Bonaparte proclame l'indépendance
de la Lombardie et l'installation d'un Directoire exécutif nommé
par ses soins. – 30
juin 1797 – Napoléon Bonaparte adresse une lettre
au président du Directoire pour s'indigner de la motion de Dumolard :
« Je parle au nom de 80 000 soldats. Le temps où
de lâches avocats et de misérables bavards faisaient guillotiner
les soldats est passé et, si vous y obligez, les soldats d'Italie
viendront à la barrière de Clichy avec leur général ;
mais malheur à vous ! »
2
juillet 1797 – Napoléon Bonaparte répond
favorablement aux Grisons : « J'accepte au nom de
la République française, non sans quelque répugnance,
un office qui m'impose des devoirs difficiles ». –
3
juillet 1797 – Talleyrand
déclare, dans une communication à l'Institut, que la France
doit s'efforcer d'accroître sa puissance non pas aux dépens
de ses voisins, mais par l'acquisition de colonies ; il mentionne
l'Égypte comme une colonie utile à conquérir. –
5
juillet 1797 – De Bonaparte au ministre de France à
Gênes, Faypoult : « Il sera utile et même
très important que la banque de Saint-Georges pût faire une
avance sur les bijoux de Rome. Il y en a, au dire de Rome, pour dix millions ;
nous avons fait une contre-estimation qui les réduit à cinq ;
ils pourront produire, en s'arrangeant de manière à les
vendre peu à peu, plus de sept millions. Je voudrais que la banque
de Saint-Georges nous prêtât cinq millions sur leur dépôt ».
– 9
juillet 1797 – La République cisalpine est proclamée
à Milan
.
– 14
juillet 1797 – Célébration solennelle
du 14 juillet à Milan, en présence de Napoléon Bonaparte.
Lettre de celui-ci au Directoire : « Vous pouvez
d'un seul coup sauver la République : faites arrêter
les émigrés, détruisez l'influence des étrangers.
Si vous avez besoin de force, appelez les armées. Faites briser
les presses des journaux vendus à l'Angleterre... Quant à
moi, il est impossible que je puisse vivre au milieu des affections les
plus opposées ; s'il n'y a point de remède pour faire
finir les maux de la patrie, pour mettre un terme aux assassinats et à
l'influence de Louis XVIII,
je demande ma démission ». – 16
juillet 1797 – Talleyrand
est chargé du ministère des Affaires étrangères.
– 20
juillet 1797 – Premier numéro du Courrier
de l'armée d'Italie, à Milan
.
– 23
juillet 1797 – Bonaparte donne l'ordre de lever des
bataillons italiens qui « serviraient en cas que nous
allions en Allemagne, d'otages qui nous assurent de la fidélité
des pays vénitiens ». – 24
juillet 1797 – Talleyrand
écrit à Bonaparte pour l'informer de sa nomination au ministère.
Il écrit : « Justement effrayé des
fonctions dont je sens la périlleuse importance, j'ai besoin de
me rassurer par le sentiment de ce que votre gloire doit apporter de moyens
et de facilités dans les négociations. Le nom seul de Bonaparte
est un auxiliaire qui doit tout aplanir ». – 26
juillet 1797 – Bonaparte écrit aux inspecteurs
du Conservatoire de musique de Paris : « Je mettrai
le plus grand soin à enrichir le conservatoire de ce qui pourrait
lui manquer. De tous les beaux-arts, la musique est celui qui a le plus
d'influence sur les passions, celui que le législateur doit le
plus encourager ». – 27
juillet 1797 – Augereau
part pour Paris « pour ses affaires particulières » ;
il est porteur des pétitions de l'armée au Directoire.
3
août 1797 – Napoléon Bonaparte suggère
au Pape Pie VI de publier un décret
prescrivant aux prêtres de prêcher l'obéissance au
gouvernement ainsi que de consolider la Constitution établie par
tous les moyens en leur pouvoir. – 5
août 1797 – Lettre à Talleyrand :
« Le choix que le gouvernement a fait de vous pour ministre
des Relations extérieures fait honneur à son discernement.
Il prouve en vous de grands talents, un civisme épuré et
un homme étranger aux égarements qui ont déshonoré
la Révolution ». – 6
août 1797 – Napoléon Bonaparte fait rétablir
la pension du sculpteur Canova, supprimée par les nouvelles autorités
vénitiennes. – 9
août 1797 – Bernadotte
est envoyé à Paris ; il porte au Directoire quelques
drapeaux oubliés dans l'envoi effectué après la bataille
de Rivoli. – 16
août 1797 – Bonaparte conseille à son tour
au Directoire l'annexion de l'Égypte « pour détruire
véritablement l'Angleterre ». – 22
août 1797 – Il se rend à Udino où
se tiendront les négociations de paix avec l'Autriche. – 24
août 1797 – A Padoue, Bonaparte annonce que la
ville sera réunie à la République cisalpine. «
Quelques instants après son départ, écrit le correspondant
du Bulletin de Paris, il arriva ici un officier qui demanda, en son nom,
une somme de 4 000 sequins ; on dut les lui fournir dans l'espace de quelques
heures ». – 25
août 1797 – Bonaparte exige de la ville de Trévise
le versement de 200 000 livres. – 31
août 1797 – Début des négociations
de paix avec l'Autriche.
4
septembre 1797 – À Paris a lieu le coup d'État
directorial du 18 fructidor. – 6
septembre 1797 – Napoléon Bonaparte apprend l'événement
par Talleyrand. – 10
septembre 1797 – Bonaparte donne l'ordre que l'anniversaire
de la fondation de la République (le 22 septembre), soit célébré
dans l'armée d'une façon « digne de l'époque
célèbre qu'il nous rappelle ». –
12
septembre 1797 – Lettre à Talleyrand :
« Que l'on ait de l'énergie sans fanatisme, des
principes sans démagogie, de la sévérité sans
cruauté ; que l'on cesse d'être faible, tremblant ; que l'on
n'ait pas honte, pour ainsi dire, d'être républicain ;
que l'on balaye de la France cette horde d'esclaves conjurés contre
nous ; que le gouvernement, les ministres, les premiers agents de la République
n'écoutent que la voix de la postérité, et le sort
de l'Europe est décidé ». – 13
septembre 1797 – Bonaparte informe Talleyrand
des projets qu'il forme concernant l'Égypte. – 15
septembre 1797 – Le Bulletin de Paris publie
une correspondance de Milan : « Il y a ici et dans
les environs, une quantité étonnante de voleurs qui arrêtent
sur les grands chemins, mettent les paysans à contribution, et
ont déjà incendié plusieurs campagnes. On en a arrêté
environ trente-huit. C'est un assemblage de Français et d'Italiens.
Le chef s'était donné le nom de Buonaparte, d'autres avaient
pris le nom de Masséna,
d'Augereau et autres généraux.
Le nouveau Buonaparte milanais a péri hier sur la guillotine, très
pénitent de ses actions, six autres qui étaient Français,
ont été fusillés il y a quelques jours et d'autres
vont subir leur sort aujourd'hui ». – 19
septembre 1797 – Napoléon Bonaparte demande à
Talleyrand, dans un courrier
confidentiel, que Sieyès vienne en Italie afin de pourvoir Gênes
et la République cisalpine de la constitution qui leur convient,
ce que lui seul serait capable de faire. – 22
septembre 1797 – Bonaparte adresse une proclamation
à l'armée, à l'occasion de la fête célébrant
l'anniversaire de la République : « Soldats !
éloignés de votre patrie et triomphants de l'Europe on vous
préparait des chaînes ; vous l'avez su, vous avez parlé :
le peuple s'est réveillé, a fixé les traîtres,
et déjà ils sont aux fers ». – 23
septembre 1797 – Bonaparte félicite François
de Neufchâteau et Merlin de Douai de leur entrée au Directoire.
6
octobre 1797 – Lettre de Napoléon Bonaparte au
trésorier général de l'armée, Haller :
« Voyez à nous envoyer, en toute diligence, de l'argent ;
nous en avons le plus grand besoin ; puisez dans tous les coffres
et prenez toutes les mesures ; mais il faut que nous en ayons sur-le-champ ;
dans douze jours nous serons en pleine campagne ». – 7
octobre 1797 – Bonaparte à Talleyrand :
« Je vous avoue que je ferai tout pour avoir la paix...
Vous connaissez peu ces peuples-ci. Ils ne méritent pas que l'on
fasse tuer 40 000 Français pour eux ». – 10
octobre 1797 – Il rend compte au Directoire des conditions
de paix qu'il a acceptées et ajoute : « Il
ne me reste plus qu'à rentrer dans la foule, reprendre le soc de
Cincinnatus, et donner l'exemple du respect pour les magistrats et de
l'aversion pour le régime militaire qui a détruit tant de
républiques et perdu plusieurs États ».
– 17
octobre 1797 – Le traité de paix est signé
à Campo-Formio.
– 18
octobre 1797 – Bonaparte à Talleyrand,
après lui avoir annoncé la signature du traité de
paix : « Il faut que notre gouvernement détruise
la monarchie anglicane, ou il doit s'attendre lui-même à
être détruit par la corruption et les intrigues de ces actifs
insulaires. Le moment actuel nous offre un beau jeu. Concentrons toute
notre activité du côté de la marine et détruisons
l'Angleterre. Cela fait, l'Europe est à nos pieds ».
– 26
octobre 1797 – Le traité
de paix de Campo-Formio est ratifié par le Directoire. Le commandement
en chef de l'armée d'Angleterre est confié à Bonaparte.
– 27
octobre 1797 – Bonaparte est désigné comme
représentant plénipotentiaire de la République française
en vue du congrès de Rastadt, relatif à l'occupation de
certaines régions d'Allemagne par la France.
7
novembre 1797 – Napoléon Bonaparte réorganise
les îles Ioniennes qui deviennent les départements de Corcyre,
d'Ithaque et de la mer Égée. – 9
novembre 1797 – Il ordonne à Haller de verser
3 200 000 livres dans la caisse de l'expédition d'Angleterre. –
11
novembre 1797 – Il adresse une proclamation au peuple
cisalpin : « Je vous quitte sous peu de jours...
Mais, dans quelque lieu que le service de ma patrie m'appelle, je porterai
toujours une vive sollicitude au bonheur et à la gloire de votre
République ». – 17
novembre 1797 – Bonaparte prend le chemin de Rastadt.
– 20
novembre 1797 – À Chambéry, il prend l'arrêté
suivant : « Les départements du Mont-Blanc,
de l'Isère, de la Drôme, de l'Ain, des Hautes-Alpes et du
Rhône, enverront le plus tôt possible, dans la caisse du payeur
de l'armée d'Italie, tout l'argent qui existe dans ce moment-ci
dans leurs caisses et tout celui qu'ils pourraient percevoir dans le courant
du mois de frimaire [du 21 novembre au 20 décembre] ; de manière
que ces six départements puissent produire dans la caisse du payeur
une somme de 2 500 000 francs à 3 000 000 ».
– 21
novembre 1797 – À Genève, Bonaparte promet
aux autorités de respecter l'indépendance de leur république.
– 26
novembre 1797 – Arrivée à Rastadt (ou
Rastatt). – 28
novembre 1797 – Ouverture du congrès. Rencontre
entre Bonaparte et Fersen ; le délégué de la France
déclare à celui de Suède, ex-amant de Marie-Antoinette :
« La République française ne souffrira
pas que des hommes qui lui sont trop connus par leurs liaisons avec l'ancienne
cour de France, portés peut-être sur la liste des émigrés,
viennent narguer les ministres du premier peuple de la Terre. Le peuple
français, avant de consulter la politique et l'intérêt,
consultera le sentiment de sa dignité. »
1er
décembre 1797 – Napoléon Bonaparte quitte
Rastadt après avoir signé une convention d'évacuation
des pays vénitiens par les troupes françaises et de la rive
gauche du Rhin par celles de l’empereur
d'Allemagne. – 3
décembre 1797 – Réception par la Loge
maçonnique de Saint-Jean de Jérusalem, à Nancy. – 5
décembre 1797 – Arrivée à Paris.
– 6
décembre 1797 – Première entrevue avec
Talleyrand, qui résume
ainsi son impression : « Bonaparte me parut avoir
une figure charmante ; vingt batailles gagnées vont si bien à
la jeunesse, à un beau regard, à de la pâleur et à
une sorte d'épuisement ». – 10
décembre 1797 – Napoléon Bonaparte est
reçu solennellement au Palais du Luxembourg. – 25
décembre 1797 – Il est élu à l'Institut
(section des Arts mécaniques) ; son fauteuil est celui de
Carnot, déclaré
vacant après le coup d'État du 18 fructidor. – 29
décembre 1797 – Le département de la Seine
décide que la rue Chantereine où se trouve le domicile de
Napoléon Bonaparte prendra le nom de rue de la Victoire.