Sous le Consulat, le parc immobilier français
de châteaux, militaires et civils, se remet avec peine des ravages
que lui a causés la Révolution : quand ils n'ont pas été
détruits (la Bastille n'étant pas un cas isolé) ou brûlés, ces
édifices témoins de l'Ancien Régime ont été vandalisés, pillés,
dans le meilleur des cas rachetés par des opportunistes qui n'ont
pas toujours les moyens de les entretenir ...
Peu à peu, ce que nous appellerions de nos jours "le marché de
l'immobilier de luxe" reprend vie, facilité par la stabilité institutionnelle
et l'instauration du Code Civil, promulgué le 21 mars
1804,
qui définit et garantit le droit de propriété.
Sous l'Empire, l'émergence d'une nouvelle classe sociale aisée,
puis la création de la noblesse d'Empire et le retour d'une partie
des émigrés vont favoriser ce marché, tant dans le neuf que l'ancien,
pour user encore de termes contemporains. Les princes, ducs, comtes,
barons que sont les officiers supérieurs, ministres, diplomates,
préfets ou financiers (sans omettre la famille impériale) se doivent
de tenir leur rang, et l'investissement immobilier en constitue
indéniablement la partie la plus visible aux yeux de la cour.
Parallèlement, les ouvrages à vocation militaire se voient entretenus
et modernisés pour faire face à la situation de guerre que connaît
l'Empire tout au long de son existence.
Qu'en reste-t-il de nos jours ? Au gré de nos pérégrinations,
nous avons capturé par l'image l'état actuel de ces édifices.
Quelques palais étrangers en rapport avec l'époque ou le sujet
nous ont également semblés dignes d'être représentés. La liste
ci-dessous ne manquera pas de s'allonger, suite à nos futures
excursions, et aux envois qui nous seront faits (merci par avance !)
par vous, visiteur ou visiteuse de notre site, qui voudrez bien
nous envoyer des photos dont vous seriez
l'auteur ; nous les utiliserons avec grand plaisir (nous
réservant simplement le droit de les recadrer au format idoine,
et de les entourer d'un cadre) en mentionnant bien entendu le
Copyright et en ajoutant, si vous le souhaitez, un lien vers votre
propre site.
Il s'agit, deux siècles après l'époque impériale, d'immortaliser
l'image de ces bâtisses avant que l'oubli, ou pire encore les
lotisseurs immobiliers, ne se chargent de les faire disparaître
à jamais.